Quelques mois autour du monde
"Le voyage pour moi, ce n'est pas arriver, c'est partir. C'est l'imprévu de la prochaine escale, c'est le désir jamais comblé de connaitre sans cesse autre chose, c'est demain, éternellement demain."

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14 Afrique

:
21/02/2010

Retour d'Afrique

Le voyage est terminé, le compteur est à 10435 km parcourus, et à 166 heures de trajet. (Soit une moyenne générale de 62km/h, c’est lent, très lent…) Rejoindre l’Afrique subsaharienne par la route, c’est une sacré aventure… Mais voir les paysages changer au fur et à mesure, et se rendre compte que ces mondes totalement différents ne sont séparés de la France que par les quelques routes traversées, c’est une expérience exceptionnelle.

 
Le trajet :

TRAJET AFRIQUE



Publié à 10:49, le 21/02/2010, dans 14 Afrique, Lille
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20/02/2010

De Bamako à Ouagadougou

« (…) Prenez un camion, partez en brousse et surtout ne vous impatientez jamais : si, au moment de votre départ, vingt-cinq africains prennent place sur la plate-forme de votre véhicule, si poulets et chèvres sont hissés à grand renfort de ris sur l’espace réservé à vos bagages, si vous tombez en panne d’essence cinq mètres plus loin et que, pour atteindre les jerricans, il faille défaire tout le chargement, si, quand tout apparait en ordre de marche, un passager déroule lentement sa natte, se tourne vers l’est et commence sa prière coranique, ne vous énervez pas et fiez-vous à la parole de votre chauffeur, qui est le seul maître à bord après Dieu, et à la fantaisie. » Annie et Paul Leboeuf, Savoir-vivre international.

 

Phrase à se répéter à volonté pour rester zen en toutes situations !

 

Bon, où j’en étais ? Ah oui, Bamako, capitale du Mali, « le plus grand village du monde ». Comment vous résumer Bamako ? Prenez 1,3 millions d’habitants, répartissez les sur un immense territoire coupé en 2 par le fleuve Niger. Ajoutez quelques rues goudronnées (mais pas trop, la plupart sont un mélange de terre, poussière et cailloux), et trempez le tout dans une sauce d’animation constante, de pétarades de mobylettes et d’immenses marchés pittoresques où déambuler des heures. Il n’y a pas vraiment de centre-ville à Bamako, quand mon taxi s’est arrêté devant mon auberge (qui est censée être dans le centre) j’étais persuadé qu’il s’était trompé et qu’on était quelque part dans la banlieue lointaine. Bamako est vraiment un immense village. Tellement immense qu’un autre taxi m’a dit qu’il travaille ici depuis 14 ans et qu’il n’a jamais vu certains quartiers (en même temps tout se ressemble il n’a pas du louper grand-chose).

Il faut aussi s’imaginer les femmes en boubou (tenue traditionnelle) très coloré porter toutes sortes d’objets plus ou moins encombrants sur leur tête, et les télévisions allumées dans les rues (ici, quand on a une télé, on la laisse dehors pour que tout le monde ne profite, surtout pour les matches de foot).

 

Mon visa du Burkina Faso en poche, je décide de rejoindre ce pays rapidement. Je suis fatigué par la route, et je souhaite ne pas trop tarder à rentrer en France. Je ferai moins de détours que prévu, mais ça me va très bien comme ça !

 

Après une escale à Sikasso (petite ville au cœur de la partie la plus verte du Mali), j’ai pris un minibus samedi pour Bobo Dioulasso, dans l’ouest du Burkina Faso. Le passage de la frontière a été de loin le plus rapide et facile que j’ai fait en Afrique. Un petit bonjour au policier, une petite fiche remplie et hop on en parle plus. Ca fait plaisir.

Par contre peu après un roulement du minibus casse. Les pannes sont tellement fréquentes que je ne m’inquiète pas et me dit qu’en une demi heure ça sera réglé. D’ailleurs personne ne s’énerve jamais en cas de panne. Aucun affolement, aucun stress, tout le monde descend tranquillement du bus et attend. Imaginez chez nous !

Mais cette fois c’est du sérieux, impossible de réparer. C’est donc en stop que tout le monde termine le trajet, dans un camion de marchandises vide. Le chauffeur m’a même invité à monter avec lui dans la cabine. Le grand confort, en fait je ne regrette pas la panne !

 

Bobo-Dioulasso est une ville très agréable. J’ai visité les quartiers les plus intéressants avec un guide. Ca se fait beaucoup au Burkina, ça permet de ne rien louper et surtout de comprendre ce qu’on voit… La vieille ville a des allures de Djenne au Mali, avec sa grande mosquée en banco (mélange de terre argileuse et de paille),

 

 

ses ruelles en terre et ses petites maisons très simples.

 

 

 

Ici on voit un immense fétiche sur lequel les habitants déposent régulièrement des offrandes.

 

 

Je suis tombé pendant le week-end du « festival de la rue », il y avait tout le temps des défilés et de la musique, excellente ambiance.

 

Dimanche soir, j’ai pris la route pour Banfora. Et là je n’en reviens pas : on m’avait annoncé une heure et demi de route, on arrive après une heure et quart ! C’est bien la première fois… Même pas le temps de sortir mon ipod !

Banfora est un bon point de départ pour visiter les quelques sites naturels spectaculaire de la région : le lendemain, je pars avec un guide et une moto vers les « dômes de Fabédougou », des immenses roches en grès d’une cinquantaine de mètres de hauteur qui ressemblent un peu à des champignons, sculptés par l’érosion.

 

 

 

De là, on reprend la moto pour se diriger vers les cascades de Karfiguéla, un très joli site où il est possible de faire une petite baignade rafraichissante.

 

 

 

Et en fin d’après-midi, on part faire une balade en pirogue sur le lac de Tengréla pour dire bonjour aux quelques hippopotames qui vivent ici.

 

 

 

Une excellente journée, avec un guide super sympa, j’ai adoré mon séjour à Banfora. En plus le campement où je logeais était vraiment bien. Quelques cases simples mais très jolies, un bon hamac où buller dans un jardin au calme, une très bonne ambiance…

Ma case :

 

 

Et mardi, c’est reparti pour Gaoua. Pour ce trajet de 200 km, pas de route mais une piste, et pas de bus mais des taxi-brousse, camionnettes avec 4 banquettes à l’arrière qui ne partent que si elles sont (beaucoup trop) remplies.

Je vais vous parler de ce trajet parce que c’était vraiment une aventure… Mais avant je vous invite à relire la citation en début d’article !

C’est bon, vous êtes zen ? C’est parti.

 

8h30 : Je prends place dans le taxi-brousse. Je suis le premier et je me doute qu’on n’est pas prêt de partir. Je demande combien de temps dure le trajet, mais comme d’habitude, c’est à peu près inutile de poser la question. Ils sont bien embarrassés et n’en ont pas la moindre idée, même le chauffeur qui doit faire ça tous les jours… La notion du temps est vraiment différente ici. Je compte très large et je parie sur 7 heures, on verra.

 

9h : Deux personnes m’ont rejoint. On part faire un petit tour de la ville pour prendre d’autres personnes.

 

10h : Toujours pas parti. On est au ¾ plein.

 

10h30 : Après quelques autres petits tours à droite à gauche on semble sortir de la ville.

 

10h40 : nouvel arrêt pour prendre d’autres personnes qui s’entassent partout, y compris sur la galerie de toit. Deux sympathiques italiens sont dans le lot.

 

10h50 : on s’arrête pour prendre de l’essence.

 

11h10 : contrôle de police qui durera 15mn. On a fait une dizaine de kilomètres…

 

12h30 : Longue pause dans un village. Pourquoi on ne se contente pas de faire descendre quelques personnes et d’en prendre d’autres ? En fait, j’ai arrêté de me poser ce genre de question. Je me contente d’attendre.

 

12h55 : C’est reparti.

 

12h56 : Ah bah non.  D’autres personnes attendent plus loin pour monter aussi.

 

13h : Cette fois c’est bon. On roule à 50km/h sur la piste, on est beaucoup trop chargé.

 

Je vous épargne les arrêts jusque 14h20, où tout le monde descend dans un village pour manger quelque chose.

 

15h : Le pneu avant gauche éclate. Ca par contre c’est vite réglé, en 10mn la roue de secours est en place et on repart.

 

 

15h50 : On  s’arrête dans un village et on nous dit qu’il faut changer une autre roue. Je ne comprends pas pourquoi mais bon… La roue de secours est déjà utilisée, quelqu’un arrive avec une nouvelle roue après plus d’une heure. On repart enfin à 17h20.

 

17h40 : Le pneu qu’on vient de changer éclate à son tour. On nous annonce une à deux heures pour en trouver un autre. Cette fois c’est trop, on décide de finir en stop avec les 2 italiens. Rapidement, un camion rempli de sacs de riz s’arrête, et on monte sur le chargement. Les 30 derniers kilomètres les cheveux dans le vent, c’est beaucoup plus drôle !

 

18h20 : Gaoua ! Je n’en reviens pas… 8h de route (sans compter les 2h d’attente avant de partir), en fait c’est juste une heure de plus que ma prévision ! Mais ça fait du 25km/h de moyenne…

 

Je passe la soirée à Gaoua avec les 2 italiens, et on se trouve un guide pour le lendemain. Le but est ici aussi de visiter la région en moto. Gaoua est au cœur du « pays Lobi » une région où vit le peuple Lobi qui vivait jusqu’à la moitié du XXe siècle à l’abri de toute influence extérieure. C’est un peuple animiste qui vit encore d’une manière très traditionnelle, dans des petits villages éparpillés dans la brousse. Impossible de rentrer dans ces villages sans un guide…

 

Le lendemain on est parti en moto vers le village « Hello ». Ici, chaque famille vit dans une grande maison, appelée concession, construite en banco. Ce sont des familles polygames, il y a donc une chambre pour chaque femme (3 dans la concession qu’on a visité). Le plafond est très bas et il n’y a pratiquement pas de lumière à l’intérieur. Il parait que ça permet de déstabiliser l’ennemi en cas d’attaque. L’intérieur de la concession est un vrai labyrinthe.

Ici, tout tourne autour de la religion animiste. On voit partout des fétiches, sculptures qui constituent un lien avec le monde des ancêtres, sur lesquels on dépose des offrandes.

Malheureusement le peuple Lobi est très distant vis-à-vis des étrangers et on n’aura pas le droit à un vrai échange avec eux… On se contente d’un bonjour poli à l’arrivée et ils retournent à leurs occupations.

 

4 gros fétiches dans la cour extérieure

 

Certains enfants sont quand même moins timides

 

Dans l’après-midi, on part voir un féticheur. Les animistes doivent consulter un féticheur avant chaque décision importante. Celui-ci consulte les ancêtres pour savoir s’ils y sont favorables, et annonce quelles offrandes il faut faire aux fétiches pour mettre toutes les chances de son côté. C’est aussi un voyant doté de nombreux pouvoirs selon eux. Mon guide m’a dit qu’il est possible, après de nombreuses séances, de devenir insensible aux armes à feu ou aux armes blanches par exemple. Impressionnant…

 

Voilà la maison du féticheur

 

Et quelques fétiches exposés dans la cour.

 

Tout le monde est bienvenu chez ce féticheur, même les non animistes. Je me suis donc offert une petite « consultation ». C’était vraiment intimidant. Je me retrouve dans une minuscule pièce très sombre remplie de fétiches de toutes sortes. Mon guide est là pour la traduction. Le féticheur me demande mon nom et lance 3 coquillages par terre. Ils tombent tous du côté blanc, il m’annonce que ça signifie que je n’ai pas menti et qu’il a donc confiance en moi. Je suis assez impressionné.

J’avais le droit à une requête. Je passe les détails de notre « entretien » mais j’ai du offrir quelques plumes de pigeon à un fétiche pour que tout se passe comme je le souhaite.

Qu’on y croit ou pas, c’était vraiment un moment fort.

 

Et enfin, jeudi, je monte dans un bus pour Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, ma destination finale.

Ouagadougou fait vraiment penser à Bamako. Il y a un peu plus de routes goudronnées ce qui lui donne un aspect plus moderne, mais il y a toujours autant de vie dans les rues. Il n’y a pas grand-chose à voir ici mais l’ambiance me plait.

 

J’y rencontre aussitôt Edo, un burkinabé que des amis français connaissent bien. Je passe la soirée avec Edo et ses amis dans un maquis. C’est à mi-chemin entre le restaurant et la boite de nuit. Etrange de côtoyer la jeunesse branchée du Burkina Faso quand on était dans un village Lobi très reculé la veille. En tout cas c’était une excellente soirée !

 

Et voilà, vendredi balades dans Ouagadougou et cette nuit j’ai pris l’avion pour la France. Le voyage aura duré un mois et demi, dont un mois en Afrique. C’est un peu moins que prévu mais j’ai vraiment l’impression que ça a duré beaucoup plus longtemps, j’ai la tête pleine d’images incroyables, et je ne suis pas mécontent de retrouver un peu de calme et de confort !

 

Le Burkina Faso est un pays fascinant. Il fait partie des 6 pays les plus pauvres du monde, et pourtant on n’y trouve que de la bonne humeur à chaque coin de rue.

 

Deux dernières petites photos prises cette semaine.

 

 




Publié à 04:47, le 20/02/2010, dans 14 Afrique, Ouagadougou
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11/02/2010

Du chameau (un peu) et du bus (beaucoup)

J’avais mal jugé Nouakchott : en fait j’ai trouvé un certain charme à cette ville. La désorganisation totale de la circulation qui me fait toujours beaucoup rire (un chauffeur de taxi m’a dit que des panneaux de signalisation ont été plantés un peu partout ces dernières années mais que peu de monde savent ce qu’ils veulent dire !) et les nombreux marchés où on vend de tout et de rien donnent un avant goût de l’Afrique noire qui me plait pas mal. On lit souvent que la Mauritanie est à cheval entre le Maghreb et l’Afrique noire. Sa population est composée de Maures d’ascendance arabe et de noirs d’Afrique (beaucoup de Sénégalais). C’est l’endroit idéal pour se mettre dans l’ambiance pour les pays suivants…

Et puis il y a une chose très intéressante à voir à Nouakchott : le « port de pêche » (il n’y a pas de port, tout se fait sur la plage). En fin d’après-midi, on peut observer les bateaux de pêche revenir. Il faut une bonne dizaine de personne pour les pousser sur le sable. Puis on amène les poissons vers le marché un peu plus loin grâce à des petites charrettes tirées par des ânes, les poissons sont ensuite rapidement triés et découpés. Les gens bien trop occupés pour se soucier de l’unique touriste qui se balade au milieu de tout ça, c’était vraiment un moment intéressant.

 

 

 

Mercredi, j’ai pris la route pour Chinguetti, petite ville en plein cœur du désert. Je devais d’abord passer par Atar, et ce trajet a été une sacrée galère. Je voulais prendre un bus (il parait qu’ils sont assez confortables) mais j’apprends au dernier moment qu’il n’y en a qu’un par jour beaucoup plus tard, mais que je peux monter dans un taxi collectif, au même prix. Je grimpe à l’arrière et je découvre rapidement qu’on sera 7 dans la voiture. Le chauffeur, 2 personnes sur le siège passager et 4 personnes empilées sur la banquette arrière (dont je fais partie). 7 heures dans ces conditions, c’est pas de tout repos… Puis encore 2h de route pour arriver à Chinguetti, vidé.

Je souhaitais rencontrer du monde à Chinguetti pour me joindre à un groupe qui part dans le désert, mais la ville est vide de tout touriste. Les quelques guides qui attendent désespérément l’arrivée d’un client se jettent sur moi, les négociations commencent et on se met d’accord pour un circuit de 3 jours à dos de chameau. Je serai seul avec un guide et un chamelier, ce qui ne m’amuse pas trop parce que 1 – ça revient plus cher et 2 – j’aurais préféré partager ce moment avec d’autres personnes… Tant pis maintenant que je suis ici j’y vais !

 

Chinguetti est une superbe ville au milieu du désert. C’est une ancienne cité caravanière qui accueillait régulièrement 30 000 dromadaires chargés de sel qui se rendaient au Maroc, au Sénégal ou au Mali. On y trouve encore des monuments du XIIIe siècle.

 

 

Le lendemain, on commence à s’enfoncer dans l’Adrar, région considérée comme le joyau de la Mauritanie, « un must pour les amoureux du désert » selon mon lonely planet. Je suis donc avec Ivoukou, mon guide, et Abdoul, le chamelier, tous deux natifs de la région, et nous sommes accompagnés de deux chameaux (ce sont en fait des dromadaires mais ici le mot dromadaire semble totalement inconnu).

Le but de la journée est de rejoindre une oasis à une douzaine de kilomètres nommée Legeilla.

Dès la sortie de Chinguetti, on se retrouve dans un océan de dunes. Un vrai paysage de cartes postales. Parfois en marchant, parfois à dos de chameau, je suis émerveillé devant tout ce sable à perte de vue.

 

 

 

 

 

Bien sur le soleil tape fort, mais je me suis acheté un turban qui se révèle bien efficace, et la chaleur reste supportable (je n’aurais pas le même discours en plein été…)

 

Il n’y en a qu’un qui ne semble pas gêné par le soleil, c’est mon guide Ivoukou, qui garde son sweat à capuche en permanence.

 

 

Est-ce qu’il s’est parié de me faire croire qu’il a froid ? Je ne sais toujours pas…

 

Le midi, on fait une très longue pause de 5 heures, à l’ombre d’un épineux (pour les 3 thés traditionnels, puis le repas, puis la sieste) le temps de laisser passer les heures les plus chaudes de la journée.

 

 

Ici, les repas se prennent en partageant une grande assiette pour 2, 3 ou 4 personnes. On mange sans couverts, avec la main droite (la gauche est considérée comme impure). La plupart du temps, c’est du riz ou de la semoule, servi avec des légumes. Il faut réussir à faire une boule en malaxant dans la main. J’y travaille mais c’est pas encore ça…

 

On marche encore un peu en fin d’après-midi pour arriver à Legeilla, une oasis au milieu des dunes, où on a prévu de passer la journée du lendemain.

 

 

Ici des gens vivent dans de grandes tentes, entourées de palmiers. L’endroit me plait beaucoup à part un détail : les mouches. Il ne se passe pas 3 secondes sans que je doive repousser une des nombreuses mouches qui me bourdonnent dans les oreilles et tentent de se poser sur mon visage. C’est vraiment fatiguant. Comme on a prévu de passer la nuit à la belle étoile, je crains beaucoup de ne pas pouvoir dormir mais heureusement dès que le soleil se couche elles disparaissent.

On passe une excellente soirée animée par des tam-tams et des chants locaux. Je ne comprends rien à ce qui se dit mais je profite de la bonne ambiance, et j’accompagne parfois au tam-tam les chants des femmes. On s’endort sous un magnifique ciel étoilé, et dans un silence total dont je n’ai pas l’habitude. Mais la nuit est plus fraîche que prévue, je dors assez mal.

 

Le lendemain, dès que le soleil se lève, les mouches sont de retour, encore plus nombreuses le matin que le soir. Je vois un enfant ne pas réagir lorsqu’elles se posent sur son visage. Il est né ici et il est habitué mais moi j’ai beaucoup de mal à les supporter. Je pars faire un tour seul dans les dunes en espérant leur échapper mais plus je m’éloigne pire c’est : un nuage d’une centaine de mouches m’a choisi comme attraction de la journée, je suis épuisé de ne pas être tranquille une seconde. Je regrette de ne pas avoir pris une tenue d’apiculteur !

 

Je reviens à Legeilla et le midi elles sont un peu moins nombreuses.

Des femmes ont déballé sur de grandes nappes de nombreux bijoux et objets d’artisanat. Oui oui, je suis bien le seul touriste, elles ont tout déballé pour moi. Je suis vraiment gêné parce que je n’achète jamais ce genre de choses, le poids de mon sac est un de mes principaux soucis. En plus ici ce n’est pas vraiment du grand art… Ivoukou me dit que je ne suis pas obligé d’acheter mais qu’elles ne vivent que de ça alors pour le principe je prends une petite décoration en tissus et une pince à épiler sculptée.

 

En fin d’après-midi, on reprend la marche, toujours dans ces paysages fantastiques.

 

 

 

On campe à nouveau au milieu des dunes, cette fois j’ai « négocié » une couverture supplémentaire !

 

Le 3e jour, on termine notre boucle pour revenir à Chinguetti. Je suis épuisé et je rêve d’une douche fraiche, mais j’ai passé 3 jours inoubliables. On retourne en voiture à Atar. Record battu : 9 personnes dans la voiture (6 sur la banquette arrière dont 2 enfants), plus une chèvre dans le coffre ! A Atar, je suis invité à passer la nuit chez Ivoukou, où je rencontre sa femme et des deux enfants.

 

Dimanche, je refais le trajet pour Nouakchott, mais je ne me laisse pas avoir et réserve une place dans un confortable minibus (où on est quand même 4 sur une banquette de 3 places mais ça n’a rien à voir !) qui mettra 4h30 à rejoindre la capitale (contre 7h dans l’autre sens). Ca fait plaisir.

 

De là, dilemme. Mon but est de rejoindre le Burkina Faso, et pour cela je dois traverser le Mali. Mais pour rejoindre le Mali j’ai deux choix :

-         Traverser le Sénégal, ce que j’aimerais beaucoup mais qui signifie passer de très nombreuses heures empilé dans des taxis collectifs sur des pistes cahoteuses.

-         Prendre un bus sur la belle route goudronnée qui traverse le sud de la Mauritanie, et qui file jusqu’à Bamako. (Il y en a quand même pour une trentaine d’heures de route…)

J’avoue que la fatigue a choisi à ma place, et je choisis de sacrifier mon détour par le Sénégal.

 

J’aurais pu prendre un bus direct qui va de Nouakchott à Bamako, mais je décide de diviser le trajet en deux et lundi soir je passe la nuit à Kiffa, dans le sud de la Mauritanie, après une longue journée de 11h de bus, pendant laquelle je rencontre un SDF écossais qui vit en gardant un troupeau de chameaux à Nouakchott depuis 4 ans.

Les paysages sont toujours très secs, mais on voit de plus en plus de végétation. On sort progressivement du désert.

A ma descente du bus à Kiffa, je suis accueilli par une dizaine d’enfants qui tendent la main en me répétant « cadeau ? cadeau ? ». J’étais étonné jusqu’à maintenant parce que j’en avais très peu vu.

La seule auberge que je trouve à Kiffa est très classe, un peu au dessus de mon budget mais ça fait beaucoup de bien de se reposer dans une belle chambre, de manger un bon poulet-frites et de prendre une bonne douche !

Le type qui tient l’auberge est super sympa. Il est mauritanien mais a vécu en France, en Angleterre et en Espagne pendant des années. Il a des tas d’histoires à raconter.

Le lendemain après-midi, c’est reparti pour 9h de bus direction la frontière malienne, dont le passage a été une fois de plus assez folklo… Le bus arrive à la frontière à 2h du matin, sauf que bien sur, les douaniers ne travaillent pas la nuit. Alors je fais comme tout le monde, je descends du bus, je m’allonge sur le sol et je dors en attendant le matin. A 7h, tous les passagers du bus présentent leur passeport à la douane mauritanienne. A 8h, on est répartis dans des voitures qui doivent nous emmener au Mali 60 km plus loin, où nous attend un nouveau bus pour Bamako. Tous les bagages sont placés sur les toits, ce qui fait d’énormes montagnes, et forcément, ça prend un temps fou pour tout attacher correctement.

Après 10mn, on arrive à la douane malienne. Nouvelle attente pour tamponner les passeports, puis contrôle de tous les bagages un par un. On démonte tout, on ouvre, puis on replace tout sur les toits. Et bien sur, c’est à peine si les douaniers jettent un œil dans les sacs, c’est vraiment pour le principe…

A 9h40, on part enfin. Je suis assis sur le frein à main, j’ai à peine dormi, tout va bien. A 10h30 nous voilà dans la ville de Nioro où on doit prendre le bus. Bien sur, le temps d’attendre tout le monde, de charger les bagages sur le toit (et les chèvres dans la soute), de vérifier si tous les voyageurs sont bien là (ce qui serait très simple chez nous mais qui prend une incroyable complexité ici) on ne partira qu’à midi, pour arriver à Bamako à 21h.

Je suis vidé et poussiéreux. Heureusement pas de bus demain !

On est définitivement sorti du désert. Bamako se trouve dans le « Sahel », anciennes savanes gagnées petit à petit par la sécheresse. Ici pendant la saison des pluies, tout est vert, mais en ce moment la couleur dominante est plutôt le jaune paille…

 

Me voilà donc à Bamako (où j’étais venu il y a environ 2 ans, mais en avion !) pour me reposer, mettre cet article en ligne, et demander mon visa du Burkina Faso, ma destination principale (et finale), où j’ai l’intention de me rendre rapidement. Je passerai par Sikasso pour le rejoindre.



Publié à 09:54, le 11/02/2010, dans 14 Afrique, Bamako
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2/02/2010

La longue traversée du désert

J’ai pris le train mercredi dernier pour Marrakech. Bonne ambiance dans le train, des vendeurs qui passent régulièrement proposer du thé ou quelque chose à grignoter. Ca me rappelle beaucoup les trains indiens (la ponctualité en plus).

4h plus tard nous voici dans la gare flambant neuve de Marrakech au cœur de la nouvelle ville. Dans la soirée, je saute dans un petit taxi pour aller manger sur la place Jemaa el Fna. C’est probablement le lieu le plus incroyable du Maroc. En permanence, la foule y admire des charmeurs de serpents, des musiciens, des danseuses orientales, toutes sortes de spectacles de rue… Des astrologues et des guérisseurs y proposent aussi leurs services, l’ambiance est fantastique. Ça n’a pas changé depuis ma dernière visite ici. En fait, il parait que ça n’a pas changé depuis près de 1000 ans…

Le soir, des stands y proposent des grillades, au milieu de l’animation. Le but est de choisir celui où il y a le plus de monde (viande fraiche garantie), de regarder les assiettes des autres et de pointer du doigt ce qui semble le plus appétissant. Je n’ai aucune idée de ce que j’ai mangé mais je me suis régalé !

 

Je n’ai pas de bonne photo de la place Jemma el Fna mais pour que vous voyez à quoi ça ressemble en voilà une très réussie trouvée sur wikipédia.

 

 

Le lendemain, expédition dans les souks. C’est un immense labyrinthe dans lequel on trouve de l’artisanat de tout le pays. Se perdre dans ses ruelles est vraiment une expérience à vivre. On y contemple des lanternes en fer forgé ou en peau de chèvre, de la vaisselle multicolore, du textile ou encore toutes sortes d’objets de décoration que les vendeurs savent rendre indispensables à vos yeux. En s’enfonçant plus loin dans les ruelles, on tombe sur des réparateurs de mobylette dans des petites cases de 2m sur 2m, des boucheries où les mouches semblent apprécier la viande plus que quiconque, on croise des charrettes remplies d’improbables tas de marchandises tirées par des ânes… On est vraiment dans un autre monde.

 

J’ai très peu sorti mon appareil photo à Marrakech. Voilà quand même une photo des souks mais j’aurais aimé avoir mieux.

 

 

Vendredi, j’entame la longue traversée du Sahara, par la seule route goudronnée qui longe l’océan Atlantique. J’en aurai pour un bout de temps, et ça ne sera pas la partie la plus intéressante du voyage… Pas mal de villes se trouvent sur la route, qui ne présentent souvent pas un grand intérêt à part avoir des hôtels ou passer la nuit.

 

Première étape : Tan-Tan, à 12h de bus de Marrakech. Première surprise : on entre dans le désert, mais il fait un temps très agréable. Entre 20 et 25 degrés, un beau soleil, je savais que l’hiver était moins chaud mais là c’est carrément une belle journée de printemps pour moi.

Pas grand-chose à faire ici, je me repose pour faire face à la longue journée du lendemain.

 

Deuxième étape : Dakhla (prononcez Darrla en grattant bien le « r » comme dans la langue arabe). En attendant le bus, (qui a 3h de retard…) je fais la connaissance de Youssef et Soloiman, deux jeunes marocains de 12 et 14 ans qui tiennent le magasin de leurs parents, juste à côté de l’arrêt de bus. Ils m’invitent à l’ombre, m’offrent à manger et à boire, je leur montre quelques tours de magie avec leur jeu de cartes, on a passé un très bon moment à 3 ! Soloiman le plus grand me raconte qu’il veut venir vivre en France quand il sera grand. Il a un cousin qui vit chez nous et il gagne énormément d’argent. (Forcément quand on voit le salaire moyen ici, le SMIC français fait rêver…). Je lui réponds que la vie en France est aussi beaucoup plus chère mais ça n’a pas l’air de le convaincre du tout. Je lui ai annoncé le prix d’un paquet de cigarettes (au Maroc c’est autour d’un euro) mais je ne suis pas sur qu’il m’ait cru !

 

Je monte enfin dans le bus pour Dakhla. Le paysage est fantastique : d’un côté un désert de cailloux à perte de vue, de l’autre de grandes falaises sur l’océan. Dommage, la nuit tombe vite, et on arrive à Dakhla au petit matin.

Je suis maintenant dans un territoire appelé Sahara Occidental. Le Maroc considère que ces terres lui appartiennent, mais ce n’est pas le cas de l’ONU. Des indépendantistes revendiquent l’existence de la République démocratique arabe sahraourie, les frontières sont controversées et le statut du Sahara Occidental n’a toujours pas été fixé officiellement. De nombreux barrages de police marocaine se trouvent sur la route. Ils contrôlent tous les véhicules, le bus s’est arrêté 5 ou 6 fois pendant la nuit. Et comme je suis le seul étranger, je dois descendre à chaque fois du bus mon présenter mon passeport. Fatiguant…

 

Dakhla n’est pas non plus une destination touristique de rêve, à part pour les kite-surfeurs qui considèrent que c’est un des meilleurs spots au monde. De mon côté, plutôt que surfer, je passe la journée à chercher un moyen de continuer ma route vers le sud. Nous sommes dans la dernière ville servie par les bus marocains, pour rejoindre la Mauritanie, je dois trouver un autre moyen.

Je vais voir au camping de la ville si quelqu’un prend la même route que moi le lendemain mais le camping est presque vide, personne ne peut m’aider.

Je choisis donc le plan B : lundi matin, je me lève très tôt et prends un taxi pour le barrage de police à la sortie de la ville. On m’a dit que je peux essayer d’y trouver une voiture qui descend en Mauritanie. Mais après deux heures d’attente, pas l’ombre d’un siège libre pour la frontière. Les policiers me conseillent alors de me joindre à un « taxi collectif ». Rien d’officiel, ce sont des voitures qui font payer le trajet et qui ne partent qu’une fois remplies. Dommage, j’aurais aimé faire le trajet gratuitement… Mais j’explique au chauffeur du « taxi » que je voulais faire le trajet en stop et il me fait un super prix, pour une fois je paye moins cher que les africains ! (d’habitude c’est toujours le contraire…)

 

Toujours la route qui longe l’océan.

 

 

 

Arrivée à la frontière 4h plus tard. Passer la frontière Maroc – Mauritanie, c’est une aventure !

D’abord, il faut attendre pour faire tamponner son passeport et valider sa sortie du territoire marocain. Ensuite, il faut rouler pendant 5 km dans un no man’s land entre les deux frontières, qui est un endroit surnaturel : une piste en très mauvais état zigzague au milieu de ce qui ressemble à une décharge publique, remplie de déchets en plastique de tous genres, de pneus et de nombreuses carcasses de voitures abandonnées.

 

 

En plus de ça, il ne faut surtout pas s’éloigner de la piste car le terrain est miné…

Quand on aperçoit enfin le poste-frontière signalant l’arrivée en Mauritanie, il faut à nouveau faire la queue pendant plus d’une heure pour recevoir son petit tampon. Heureusement j’avais mon visa (il est obligatoire depuis environ 2 mois, certains ne le savent pas, se font refouler ici et doivent retourner à Rabat 1700 km plus au nord !)

 

Autre surprise, on est en plein désert, et je passe la frontière … sous la pluie. Il pleut très rarement ici, mais apparemment, ça arrive.

 

Je pensais passer la nuit à Nouadhibou à une trentaine de kilomètres de là, mais je vois un autre taxi collectif se remplir pour Nouakchott, la capitale mauritanienne. Je négocie un bon prix alors je me laisse tenter, c’est reparti pour 5 heures de route vers le sud.

De temps en temps, on aperçoit ça par la fenêtre…

 

 

(Oui oui, c’est bien un ciel gris orageux…)

En chemin, on récupère un homme tombé en panne pour l’emmener à Nouakchott. On s’entasse à 3 à l’arrière et j’abandonne mon idée de faire un petit somme… On arrive enfin à Nouakchott dans la soirée. Je suis épuisé mais j’ai bien avancé !

Nouakchott, c’est encore une de des villes qu’on traverse sans en garder un grand souvenir. La capitale mauritanienne a été construite à la va-vite dans les années 60, et pas le moindre petit monument n’attire l’attention. J’en retiendrai deux choses : la circulation et les rues ensablées.

Aujourd’hui, repos et petit tour à l’ambassade du Mali pour mon visa, et demain, j’entame un détour : je m’enfonce dans les terres vers le nord-est et je pars visiter une des plus belles régions du Sahara : l’Adrar.



Publié à 02:20, le 2/02/2010, dans 14 Afrique, Nouakchott
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26/01/2010

Les 3800 premiers kilomètres !

C'est la fin de deux semaines de vacances entre amis. De Bordeaux à Toulouse, de Barcelone à Madrid, De Porto à Lisbonne. Des quantités de super moments, dont voici quelques petites photos. La plupart (hors Portugal) ont été prises par Vivien.

 

Bordeaux

 

 

Les bords de la Garonne à Toulouse

 

Le château de Carcassonne

 

Barcelone

 

et son immense cathédrale « Sagrada Familia »

 

Madrid

 

et sa gare à la décoration complètement improbable

 

Les bords du Douro à Porto

 

 

Et enfin la superbe ville de Lisbonne

 

 

De Lisbonne, j'ai sauté dans un bus de nuit dimanche soir pour Algésiras, à l'extrême sud de l'Espagne. Il était temps de passer aux choses sérieuses. Trop facile les bus européens qui vous emmènent sans broncher faire des centaines de kilomètres sur des belles autoroutes, sans même arriver avec la moindre demi heure de retard ! Deux places par personne, pas un soupçon de problème technique, non mais où est l'aventure ?

 

L'aventure ? Elle commence ici, à Algésiras.

Algésiras est séparée du Maroc par le détroit de Gibraltar. Il suffit de lever les yeux pour apercevoir l'Afrique, à une vingtaine de kilomètres. On croit presque entendre l'appel à la prière raisonner depuis la médina de Tanger.

A la sortie du bus, je rencontre Brahim, un marocain qui vit au Portugal, parti revoir sa famille près de Rabat pour quelques jours. Ma prochaine destination est aussi Rabat, car je dois y faire mon visa pour la Mauritanie. On sympathise rapidement et je remarque que c'est très pratique d'être accompagné d'un habitué une fois à Algésiras, face au nombre incroyable de compagnies qui proposent des traversées vers Tanger.

On embarque dans un immense ferry qui peut contenir jusque 4000 personnes en été. Mais au mois de janvier, le bateau peine à se remplir et nous attendons deux heures que la compagnie accepte de lever l'ancre, avec au maximum une cinquantaine de personnes à bord.

Je profite des deux heures et demi de traversée pour parcourir les magasins duty free, les quelques cafétérias presque vides, et pour affronter le vent et la pluie sur le pont. Oui, mon arrivée en Afrique ne s'est pas faite sous un soleil de plomb !

 

Photo prise avec Brahim sur le pont du ferry, juste avant l'arrivée à Tanger.

 

Débarquement à Tanger. Premiers pas en Afrique. Du monde, du bruit, des « taxi ? taxi ? » à chaque coin de rue, le Maroc comme je m'en souvenais depuis mon petit séjour à Marrakech en 2005. Mais comme je suis toujours avec Brahim, les nombreuses sollicitations sont beaucoup plus faciles à repousser !

Petit resto dans la médina et on grimpe dans un bus pour rejoindre Tiflet, le village où vivent le frère et le cousin de Brahim, près de Rabat. J'y rencontre son frère Yahia et je réponds évidement d'accord lorsque qu'il me demande d'accepter son hospitalité. Me voilà dans la maison de la famille pour la soirée et la nuit, à partager le thé et le tajine ! On peut dire que mon arrivée en Afrique est réussie !

 

La petite famille

 

Le reste de la petite famille

 

Ce matin, Yahia et Brahim me déposent à l'ambassade de Mauritanie à Rabat. Je pensais devoir rester plusieurs jours à Rabat en attendant mon visa, il sera prêt en quelques heures !

Je finis par dire au revoir à mes hôtes, sans oublier de les remercier infiniment... Je me trouve un hôtel et je fais une longue balade cet après-midi à Rabat, sa médina et son bord de mer. C'est la capitale administrative du Maroc, mais l'ambiance est ici détendue, loin des agitations de sa voisine Casablanca.

 

 

 

Bon, et puisque j'ai quand même quelques pays à traverser, je prends le train demain pour le sud. Je mets le cap vers une ville que j'ai hâte de revoir : Marrakech.

 

Juste une petite tendinite attrapée dans les rues en pente de Porto qui se guérit progressivement, mais qui n'a de toute façon pas réussi à entamer mon enthousiasme. A part ça, TOUT ROULE !!

A bientôt !!



Publié à 08:55, le 26/01/2010, dans 14 Afrique,
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8/01/2010

Des fourmis dans les jambes...

 

 

 

 

 

 

Un petit coup de plumeau pour dépoussiérer un peu ce blog qui n’a pas servi depuis plus de 5 mois, une modif de la citation de haut de page, voilà, c’est comme neuf !

Eh oui, 5 mois que suis en France. Un travail de vendeur, du temps pour profiter de tout le monde, exactement ce qu’il me fallait. Bon, fallait pas que ça dure trop quand même, la routine revient vite, l’appel du large aussi.

Alors pourquoi se priver ? Il est temps de jouer les prolongations. Et ça sera en Afrique. L’Afrique, la grande absente de mon tour du monde.

 

 

J’étais au départ partagé entre 3 destinations :

Madagascar, immense île avec une nature sublime et une mosaïque de peuples à découvrir. Malheureusement janvier-février, c’est la saison des cyclones…

La Namibie et ses immenses dunes de sable, les lions et éléphants de ses parcs naturels. J’aurais poussé jusqu’aux immenses chutes victoria, probablement jusqu’au Botswana et à l’Afrique du Sud aussi. Le hic de ce coin de l’Afrique et le coût du voyage. Pas de bus, il faut louer un 4x4 ou suivre un tour organisé. Après beaucoup d’hésitations je laisse tomber.

Enfin, l’Afrique de l’ouest, que je connais un peu grâce à mon voyage au Mali en 2007, et où je me suis promis de revenir. Allez hop, c’est dit !

Bon l’Afrique de l’ouest, c’est bien vague… Le Burkina Faso m’attire beaucoup, le Sénégal aussi, pourquoi ne pas refaire un tour au Mali, pousser jusqu’au Niger, au Togo et au Bénin ? Le premier choix que j’ai fait, c’est de ne pas choisir.

Ensuite se pose la question du transport : réserver un billet d’avion aller retour ? Très contraignant sur l’itinéraire et la durée du voyage. Prendre un billet d’avion pour le Burkina Faso, et puis « voir ce qui se passe ensuite » ? Tentant, mais j’ai encore mieux : descendre en Afrique de l’ouest, par la route.

Immédiatement, l’idée me séduit beaucoup, mais bien sur, ce n’est pas si simple. Les liaisons en bus ne sont pas aussi fiables et confortables qu’en Europe ! Et encore, quand il y en a… Mais je creuse l’idée.

L’itinéraire se dessine naturellement : Partir de la France pour traverser l’Espagne, petit passage au Portugal avant de rejoindre le Maroc par le détroit de Gibraltar, traverser le Maroc et la Mauritanie, probablement le Sénégal aussi. Ensuite, direction le Mali et le Burkina Faso. Après, on verra. 

 

 

Petite carte de la région…

 

 

Je ne me lance pas sans savoir ce qui m’attend. Je me suis beaucoup renseigné, j’ai lu beaucoup de témoignages de personnes qui ont tenté l’expérience. Je sais que relier l’Afrique sub-saharienne par la route, ça se mérite. Les longs trajets inconfortables sont épuisants, mais je sais que la récompense à l’arrivée sera là. La plupart des liaisons sont possibles en bus, quand ce n’est pas le cas, principalement entre le sud du Maroc et le Sénégal (c’est à dire pour la traversée du Sahara !), il faudra trouver un taxi-brousse, peut être même faire du stop pour grimper dans une voiture ou un camion de marchandises qui passe par là. J’ai pas mal préparé mon itinéraire, du moins jusqu’au Mali. Ensuite, je me laisse libre d’aller où je veux, les transports sont omniprésents, ça sera beaucoup plus facile. La durée non plus n’est pas définie. Probablement deux mois, peut être plus, peut être moins. Je prendrai un billet d'avion pour le retour, en fonction de l'endroit où je me trouverai. 

 

Le danger d’agression (oui oui je vous imagine sceptiques) est très faible dans les pays que je compte traverser. Ces pays sont en paix, leurs habitants accueillants. Je ne l’aurais bien sur pas fait dans le cas contraire.  

 

 

 

 

C’est donc armé de mon bon vieux sac à dos que je suis bien content de retrouver, et de ma patience forgée en Inde mais qui risque quand même d’être mise à rude épreuve que je prends la route du sud demain !

 

Cerise sur le gâteau : les deux premières semaines en Europe se feront entre amis ! Passages par Bordeaux, Toulouse, Barcelone, Madrid, Porto et Lisbonne en vue avant de descendre au Maroc vers le 27 janvier.

 

Rendez-vous donc fin janvier pour le vrai re-lancement du blog.

 

 

 

 

 

 

 

Je mets en route le compteur :

Lille, distance parcourue : 0 km , temps de trajet : 0h.

C'est partiiiiiii



Publié à 11:01, le 8/01/2010, dans 14 Afrique, Lille
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21/07/2009

Impression de déjà vu

Me revoilà à Lille depuis samedi, où rien n'a changé pendant mon absence. J'ai retrouvé ma chambre chez papa et maman, j'ai retrouvé ma voiture (et une batterie à plat à changer), j'ai retrouvé mon ordi 15 pouces qui me parait immense ! Les retrouvailles avec les amis s'enchaînent, enfin pour l'instant c'est plutôt un enthousiasme général...

 

Et voilà, je reprends ma vie lilloise petit à petit, je me laisse quelques petites semaines avant de rechercher du boulot.


Allez, en guise de conclusion, voilà les quelques “extrêmes” que j’ai rencontré pendant ce du tour du monde

 

Endroit le plus haut : Huayna Potosi, Bolivie, 6088m

 

 

Endroit le plus bas : Pulau Tioman, Malaisie, plongée à 24m en dessous du niveau de la mer.

 

 

Endroit le plus chaud : Vang Vieng, Laos, environ 40 degrés, plus l'humidité qui fait transpirer des litres...

 

 

Endroit le plus froid : col Thorong La, pendant le tour des Annapurnas au Népal. Ma bouteille d'eau a gelé encore plus vite qu'au Huayna Potosi. Probablement entre -20 et -25 degrés.

 

 

Endroit le plus humide : pluie diluvienne à Koh Phangan, mon premier jour dans le sud de la Thaïlande...

 

 

Endroit le plus sec : le désert d'Atacama, au Chili, réputé être le désert le plus aride au monde

 

 

Endroit le plus propre : probablement Singapour, où jeter un papier dans la rue vous expose à une très forte amende... Les villes Japonaises se défendent très bien aussi.

 

 

Endroit le plus sale : les bords du Gange à Varanasi en Inde, où il arrive que quelques bulles de couleur violette remontent du fond de l'eau... mais où on n'hésite pas à faire sa lessive ou sa toilette dans le fleuve.

 

 

Endroit le plus beau : difficile à dire, bien sur, mais mon coup de coeur est probablement le lac Miscantis au Chili, où les montagnes se reflètent dans l'eau, où on était seul au monde, où j'étais bouche bée.

 

 

Endroit le plus laid : bon allez, je me lance, je vais dire la banlieue de Pondichéry en Inde, que j'ai traversé en vélo pour me rendre à Auroville. A part l'intense circulation, les rues sales et les vieilles maisons moches, pas beaucoup d'intérêt... Forcément, pas de photo ici.

 

Et tant que j'y suis, endroit le plus loin : Santiago du Chili, à 11800 km de Lille à vol de Boeing.

 

Que de souvenirs...



Publié à 01:36, le 21/07/2009, dans 13 le retour, Lille
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17/07/2009

Il se fait tard, c'est l'heure de rentrer

C'est donc ici, à Lima, que se termine le voyage. Après 230 jours de voyage dans 13 pays, 410 heures de bus, 116 heures de train, 112 heures de bateau et 58 heures d'avion (bientôt 70), 109 chambres d'hôtel différentes et 3960 photos concervées (j'ai d'autres chiffres si vous voulez...) c'est l'heure de rentrer en France.

 

Rentrer en France ? Pourquoi ça ? Pour plein de raisons en fait :

-         Ne plus avoir à faire mon sac tous les jours

-         Boire enfin une bonne bière belge

-         Tapper un peu sur ma batterie

-         Passer une nuit sans me demander s'il fallait réserver le bus pour le lendemain

-         Manger des pizzas et des steaks frites dès que j'en ai envie

-         Passer des soirées dans les bars lillois

-         Ne plus compter mes minutes sur Internet

-         Acheter une baguette à la boulangerie sans avoir à la négocier

-         Ne plus me balader en permanence avec une carte de la ville, à me demander où je peux bien être

-         Et bien sur, revoir enfin ma famille et mes amis

 

A côté de ça, beaucoup de choses vont me manquer...

-         Passer une nuit en sachant que le lendemain je vais découvrir plein de nouvelles choses

-         Me balader dans la rue, tomber sur une scène extraordinaire, et passer mon chemin en riant

-         Ouvrir la carte d'un resto, ne rien comprendre, et commander en croisant les doigts

-         Me lever tôt, mais être content de me lever

-         Regarder un paysage hors normes défiler depuis la fenêtre du bus, et trouver ça normal

-         Peut être au dessus de tout, la liberté de faire ce que je veux et d'aller où je veux sans aucune autre contrainte que mes envies

 

Ce tour du monde a été une expérience exceptionnelle, inoubliable, et sans aucune galère. Quand je pense que j'ai beaucoup hésité au départ ! Je pense que ça m'a un peu changé, j'ai appris beaucoup de choses, la première étant certainement la patience...

J'ai rencontré tant de gens différents... La vieille dame laotienne presque aveugle qui rigolait dès que je lui adressait la parole, les jeunes qui faisaient du breakdance dans les rues de Bangkok, les sympatiques mineurs de Potosi, Nanda, mon guide népalais qui doit en ce moment être quelque part au coeur de l'himmalaya...

J'ai rencontré aussi des tas de voyageurs venus des 4 coins du monde : ils avaient tous leur histoire, certains faisaient aussi un tour du monde, d'autres passaient quelques mois dans un ou plusieurs pays, mais tous étaient d'accord pour dire qu'on loupe vraiment quelque chose si on reste trop chez soi.

 

Un grand merci à ceux qui m'ont suivi par ce blog, qui m'ont encourragé ou donné des nouvelles. Merci à ceux qui m'ont rejoint pendant ce voyage (dans l'ordre Julien, Nico et Laurianne, Papa, Maman et Sylvain, Romain, JF et Pauline, et Claire. Je n'osais pas en ésperer tant avant le départ !!). Merci à tous les gens renconctés sur la route avec qui j'ai fait un petit bout de chemin.

Et merci d'avance à tous ceux avec qui je vais partager une bonne bière dans les prochains jours !



Publié à 05:27, le 17/07/2009, dans 13 le retour, Lima
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17/07/2009

Pérou - Bilan

Pour changer, un vrai coup de coeur (décidément, je l'ai bien choisie cette liste de pays !!). Au Pérou, comme au Chili et en Bolivie, les paysages montagneux sont vraiment incroyable. Sauf qu'ici, deux très gros plus s'ajoutent : d'abord la gentillesse des habitants. (J'ai souvent été déçu en Bolivie par les villageois qui ignorent totalement les touristes). Les péruviens sont toujours souriants et aimables, toujours curieux de savoir d'où on vient, j'ai enfin trouvé la gentillesse asiatique en Amérique du Sud !

Deuxième gros plus : les sites archéologiques à couper le souffle. L'arrivée devant le Machu Picchu est franchement émouvante de beauté, et les ruines incas partout dans le pays sont impressionnantes.

Tout comme en Bolivie, j'ai fait l'impasse sur la fôret amazonienne. Chouette, un pretexte pour revenir !

 

Le trajet, avec pas mal d'allers-retours...

 



Publié à 05:24, le 17/07/2009, dans 12 Pérou, Lima
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17/07/2009

Et la dernière semaine arriva...

Claire (qui ne sait toujours pas où s'est perdu son sac !) vient de partir pour l'aéroport de Lima, direction Paris. Mon vol n'est que dans quelques heures, juste le temps de vous raconter la toute dernière semaine du voyage...

 

Samedi dernier on est parti de Puno pour deux jours sur le lac Titicaca. Plus grand lac d'Amérique du Sud (170 km de long) et plus haut lac navigable au monde (3820m). Rien que ça. Tout le monde m'avait dit que le lac Titicaca est magnifique, et effectivement on se croit vraiment dans un autre monde.

 

 

Première escale sur une des « îles flottantes », un incroyable groupe d'îles construites de la main de l'homme, par le peuple Uros. Elles sont entièrement fabriquées avec une sorte de roseau qui pousse dans le lac, appelé « totora ». Cela forme des sortes d'immenses radeaux sur lesquels les Uros ont construit leurs maisons. Malheureusement, certaines îles sont devenues des nids à touristes, avec tout ce qui va avec (les habitants posent pour la photo en attendant une pièce, on a du mal à repartir sans un souvenir acheté une fortune...) mais ça reste incroyable.

 

 

 

 

On arrive l'après-midi sur l'île d'Amantani, une vraie île cette fois, où on passera la nuit chez l'habitant (repas pris dans leur cuisine, chambre très simple, très bonne expérience). Petite balade en fin d'après-midi jusqu'au sommet de l'île pour admirer le coucher de soleil sur le lac. Ouahou...

 

 

 

 

Je craignais beaucoup la soirée dansante costumée (vraiment pas mon truc) organisée dans la salle des fêtes du village. Bon j'avoue on s'est quand même bien amusé...

 

 

Le lendemain on reprend le bateau pour l'île de Taquile. Petites randos, resto avec vue sur le lac, tout va bien merci !

 

Et puis lundi, 6h de bus direction Arequipa. On observe par la fenêtre du bus des paysages splendides...

 

 

Vraiment splendides...

 

 

Arequipa est la deuxième ville du Pérou. Comme presque toutes les villes péruviennes, dans le centre historique se trouve la « Plaza de Armas » et la cathédrale, ici aussi superbes.

 

 

 

La première chose à voir à Arequipa, c'est le « Monasterio de San Catalina », considéré comme l'un des édifices religieux les plus extraordinaires du pays. Immense, il forme un petit village entouré de hautes murailles, en plein coeur de la ville. Des petites ruelles, des places, des fontaines, des chapelles, et partout des cellules pour les soeurs (c'est en fait un ancien couvent). On s'y perd un peu mais l'endroit réjouit tous les appareils photo.

 

 

 

 

Mardi, direction le village de Chivay, point de départ pour visiter le « cañon del Colca ». Le Pérou possède les deux canyons les plus profonds du monde : Cotahuasi et Colca. Leur profondeur dépasse parfois les 3000m, deux fois plus que le grand canyon du Colorado aux Etats Unis.

Pour changer, quelques photos prises sur la route d'Arequipa à Chivay...

 

 

 

 

 

Pas grand chose à faire à Chivay dans l'après-midi, du coup on grime dans un « collectivo » (sorte de taxi qui ne part que quand on est entassés à 9 dans la voiture...) pour le village de Corporaque, et on revient à pieds, très jolie ballade de deux heures au milieu des montagnes.

 

 

Le lendemain, direction le canyon. On le longe en bus sur des kilomètres. Je m'attendais à des à pics de 3000m, j'étais un peu déçu car la plupart du temps il n'est pas si profond. Difficile quand même de prendre une photo où l'on en voit le fond !

 

 

Et puis on arrive à la « cruz del condor ». Un endroit où vivent de nombreux condors, qui survolent en permanence le canyon. Vraiment impressionnant.

 

 

 

Dans l'après-midi, on refait 5 heures de bus pour revenir à Arequipa, et on enchaîne avec 15 heures dans un bus de nuit pour se rendre dans la capitale : Lima. Dernier trajet en bus, le compteur est à 410 heures depuis l'Inde, bonne perf... Il fallait marquer le coup, on s'est offert la première classe avec sièges en cuir ultra larges et ultra inclinables, le bonheur !

 

Lima se trouve au bord de l'océan pacifique, au milieu du désert (le désert se jette dans l'océan). C'est la deuxième plus grande ville bâtie sur le désert au monde, après Le Caire. La ville n'a rien à voir avec ce qu'on a vu du Pérou jusqu'ici. Le bon côté : il fait moins froid. Les mauvais : il fait gris, et surtout, la ville est moche !! On marche au milieu de la circulation, de la pollution, des vieux bâtiments délabrés. Même le front de mer est un des plus moches que j'ai vu. Bon heureusement on fini par trouver la Plaza de Armas et ses jolis monuments historiques mais ça ne sauve pas la ville, Lima est vraiment sans interet ! Tout semble nous dire ... « bon il est temps de rentrer en France maintenant !! ».

 

Dernière soirée. Comment se consoler ? Direction un resto gastronomique avec vue sur les ruines d'une pyramide bâtie il y a quelques 1600 ans et on rentre dans notre super hôtel de charme (j'avais commencé dans un hôtel très classe à Londres, la boucle est bouclée).

 

Le vol de Claire était ce matin assez tôt, le mien est ce soir. Très difficile de réaliser que je serai en France dans quelques heures... Très heureux de revoir tout le monde, très triste que ça soit fini.



Publié à 04:57, le 17/07/2009, dans 12 Pérou, Lima
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10/07/2009

¡ Viva el Peru !

Coucou c'est Claire !

Nous voilà au Pérou !!!

J'ai rejoint Florent samedi à Cuzco. Cuzco était la cité la plus importante de l'empire Inca du XIIe au XVIe siècle, et la plus ancienne ville habitée du continent. Située à 3 400m d'altitude, c'est aujourd'hui une ville pleine de charme avec ses nombreuses ruelles, ses pierres Inca, la Plaza de Armas, le quartier « bobo » de San Blas. Une ville très agréable où les péruviens sont très sympas et le dépaysement est total.

 

 

 

Au milieu de la Plaza de Armas flotent les drapeaux du Pérou et de l'empire Inca.

 

 

Encore plus dépaysant : nous croisons fréquemment des péruviens en costume traditionnel.

 

 

 

On a commencé par une petite découverte de la ville samedi puis on a entamé les visites dimanche : la cathédrale, qui personnellement est la plus belle que j'ai vue, les ruines d'un temple Inca situées dans un couvent moderne, le marché artisanal...

 

Seul petit hic, mon sac n'est jamais arrivé au Pérou !!! Le premier avion avait 2 heures de retard et mon sac n'a pas pu courir comme moi pour avoir la correspondance pour Lima ...

on ne sait toujours pas où il est... Paris ? Madrid ? Lima ? Cuzco ? ... il a donc fallu que je rachète tout : trop la classe je suis à la mode péruvienne !!!

 

Retour sur le Pérou : lundi on part visiter Pisac et la vallée sacrée : des ruines Inca au milieu de paysages magnifiques, des cultures en terrasses superbes : c'est trop beau.

 

 

 

 

Puis découverte de la ville de Pisac avec son marché artisanal, ses pertites ruelles, les restos tradi, ....

 

Mardi : départ pour Machu Picchu.

Machu Picchu est une ancienne cité Inca abandonnée depuis l'arrivée des espagnols au XVIe siècle. La cité est bâtie au sommet d'une montagne ce qui rend le site vraiment spectaculaire, c'est le site archéologique le plus célèbre du continent...

On s'y rend en bus car les péruviens ont décidé de faire grève sur la ligne de train qui mène au Machu Picchu. 8h de bus au milieu des montagnes avec des énormes ravins mais encore une fois vue sur des paysages magnifiques.

Le soir on arrive à Aguas Calientes, ville de départ pour le Machu Picchu, on se couche tôt car on a rendez-vous le lendemain à 4h20 pour avoir les tickets d'entrée tant attendus...

Mercredi on se lève et on prend le bus pour monter au Machu Picchu, il fait encore nuit ... Quand on arrive en haut on est au-dessus des nuages et la vue sur les montagnes est incroyable.

 

 

Puis c'est la montée et vient enfin la vue sur le Machu Picchu : WAOUHH c'est superbe !!!

Il n'y a même pas de mot pour décrire à quel point c'est beau, regardez plutôt :

 

 

Puis le soleil se lève et c'est encore plus beau

 

 

 

On y passe une bonne partie de la journée, on se promène parmi les ruines, on va voir les lamas, on s'allonge même parfois pour se faire dorer au soleil (ça c'est la classe : faire des pauses sur le Machu Picchu)

 

 

 

 

 

 

 

et on rentre sur Aguas Calientes tout content : on a vu le Machu Picchu !!!

 

Jeudi retour sur Cuzco, à nouveau 8h de bus et on a enchaîné ce matin sur 7h de bus pour Puno, ville au bord du lac Titicaca.

Encore une semaine de visite et c'est le retour en France pour nous deux...

Que du bonheur (même sans sac !)



Publié à 07:02, le 10/07/2009, dans 12 Pérou, Puno
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2/07/2009

Bilan - Bolivie

Un des meilleurs souvenirs de mon voyage. Les paysages de l'altiplano sont incroyables, on se croit vraiment sur une autre planète. La seule condition pour visiter le pays est d'accepter de faire une croix sur son confort, parce que partager des dortoirs non chauffés et sans douche, par ce froid extrême, c'est vite fatiguant. Mais ça vaut vraiment le coup ! Et cette ascension, quel souvenir...

Et quand on quitte les grands espaces pour arriver dans les villes, on découvre un peuple qui semble vivre comme il y a 200 ans. On voit ça à chaque coin de rue : des traditions, des vêtements, un mode de vie qui semblent sortis tout droit d'un film historique. J'adore.

Je n'ai visité qu'une petite partie du pays, j'ai fait l'impasse sur la partie amazonienne mais quand on sait que le pays contient d'immenses espaces de forêt vierge, il devient encore plus intéressant...

 

Je me suis contenté de ce petit trajet...

 



Publié à 12:37, le 2/07/2009, dans 11 Bolivie, La Paz
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2/07/2009

6088m, et tous mes orteils !

Lundi matin, je rencontre la petite équipe avec qui je vais tenter l'ascension du Huayna Potosi. Je suis avec Pat (australien), Phil (anglais) et notre guide Feliciano, qui grimpe des sommets de 6000 à 7000m depuis qu'il a 14 ans. On essaye tout le matériel, crampons, piolets, vêtements chauds, puis on grimpe dans une voiture direction un refuge à 4700m d'altitude.

Sur la route, on aperçoit enfin la montagne tant redoutée

 


 

Au fur et à mesure qu'on s'en approche, elle parait de plus en plus haute, et on fait de moins en moins les malins...

 


 

Après 2h de route et une crevaison, on arrive au refuge où on passera la nuit. On ne monte pas plus haut pour deux raisons : on est à 4700m et il est important de ne pas passer la nuit plus haut pour une bonne acclimatation à l'altitude, et on a de toute façon quelque chose de prévu pour l'après midi. On pose nos affaires et on marche une heure jusqu'à un glacier parfait pour s'entraîner avec le nouveau matériel : crampons et piolets. On en aura besoin près du sommet dans deux jours, alors mieux vaut savoir s'en servir avant. La différence c'est qu'au sommet la pente sera d'environ 45 degrés ce qui est techniquement assez facile, et là on arrive devant une parroi de glace verticale qu'il faut escalader. Ils ne rigolent pas avec l'entraînement ici ! On est solidement encordés mais j'avoue que je ne suis pas à l'aise. J'ai l'impression que les piolets de mes compagnons s'accrochent facilement dans la glace, alors que le mien dérape souvent et je tombe plusieurs fois, heureusement retenu par la corde. Notre guide me rassure, ça sera beaucoup plus facile en haut. (Plus facile ok, mais beaucoup plus fatiguant !)

Voilà Pat qui grimpe, parfaitement à l'aise...

 


 

On rentre passer la soirée au refuge, il fait très froid, et je regarde désespérément la belle cheminée inutilisée. Je finis par demander si on peut allumer un feu, et je m'en occupe toute la soirée. Ca passe le temps, et surtout ça réchauffe !

 

Le lendemain on met tout notre équipement dans de gros sac à dos et on commence l'ascension vers un autre refuge à 5300m d'altitude. Les sacs pèsent une quinzaine de kilos ce qui complique très fortement la montée... Pas plus de 3 heures de marche, mais j'ai mal aux épaules et le chemin très caillouteux et assez raide n'est pas facile du tout.

 


 

 

La bonne nouvelle c'est que je ne ressent pas du tout le mal d'altitude. Arrivé au refuge, on découvre la vue époustouflante qu'il offre...

 


 

La soirée est très courte, on se couche à 18h parce que le lendemain, le réveil sonne à 1h30 du matin ! Je suis le seul à bien dormir, les autres ont du mal à respirer et ne dorment presque pas. L'altitude me réussit.

 

Le grand jour arrive. On avale un biscuit et on boit un thé sans trop d'envie, on enfile ce qu'on a de plus chaud (j'ai 4 pulls et un blouson coupe-vent, un sous-pantalon thermique et un pantalon étanche), on a chacun une lampe frontale, on chausse nos chaussures à crampons, nos baudriers et on crée deux cordées. Pat et Phil sont encordés avec Feliciano, et moi je suis avec un autre guide qui nous a rejoint spécialement pour aujourd'hui. S'encorder sert à se protéger des crevasses, très rares sur le Huayna Potosi mais on n'est jamais trop prudent... Heureusement on laisse tout ce dont on n'a pas besoin au refuge, je n'ai qu'un petit sac avec une bouteille d'eau et quelques biscuits.

 

Et c'est parti vers 2h30 pour la montée, dans le noir et le froid. Un autre refuge beaucoup plus grand se trouve 200m plus bas, on est donc en tête, et on espère arriver les premiers au sommet. Personnellement, j'espère surtout y arriver...

Les 3 premières heures sont d'une grande monotonie. Je n'ai rien d'autre à regarder que les pieds de mon guide 1m devant moi, et la corde qui me relie à lui. J'ai même la tête qui tourne parfois à force de fixer toujours la même chose. J'ai le temps de me chanter à peu près tout ce que je connais par coeur... La montée se passe assez bien, fatigante mais supportable. On fait des pauses régulières, et je me surprend à ne pas être trop essoufflé et à vouloir vite repartir. Les choses se compliquent sérieusement lorsque la pente devient beaucoup plus raide à l'approche du sommet. Une pente de plus de 45 degrés, entre 5900 et 6088m. On marche sur de la neige gelée, avec des creux et des bosses qui forment une sorte d'escalier naturel, pour le peu que les crampons et piolets s'accrochent bien. Au bout de quelques mètres je n'en peux déjà plus. La pente est trop raide, et le manque d'air commence à se faire sentir. Il fait toujours nuit, ma lampe n'éclaire pas le sommet, je ne sais pas quelle distance il me reste, alors je me force à continuer. Parfois il faut grimper une marche de 50cm en s'aidant du piolet, chaque pas est vraiment un très gros effort. Je fais des pauses tous les 3 ou 4 pas, le souffle coupé. Une seule chose me fait avancer : je sais que chaque pas me rapproche un peu du sommet, et il est hors de question que je n'y arrive pas, ça prendra le temps qu'il faudra. Après une petite heure, j'entends crier plus haut, mes compagnons sont arrivés. Je continue à me forcer mais je suis vraiment épuisé. Et puis j'aperçois le sommet. Encore quelques efforts et j'y suis, je m'effondre et je fonds en larmes, trop heureux d'y être enfin, trop heureux de réaliser que je suis à 6088m d'altitude.

En plus, il commence tout juste à faire jour, et après 5mn le soleil apparaît. Je reprends mes esprits et on commence une petite séance-photo.

 


 

On se balade le long de la crête qui forme le sommet

 


 

Ici on voit bien la pente qu'on a du affronter quelques minutes auparavant. En fait je la découvre avec le lever du soleil...

 


 

La séance photo continue

 


 

Ici avec Phil et Pat

 


 

La vue d'en haut

 


 

En zoomant on voit quelques marcheurs qui n'ont pas encore entamé l'ultime montée, les pauvres...

 


 

Et en se retournant on voit l'ombre de la montagne sur la vallée, c'est superbe

 


 

Et puis, même si on n'en a pas vraiment envie, il faut bien redescendre. Ca serait assez facile en temps normal, mais avec la montée dans les jambes, la descente m'épuise presque autant. Le bon côté, c'est qu'on voit enfin tout ce qu'on n'a pas vu en montant.

 


 

On arrive au refuge où on a passé la nuit, on déchausse les crampons et on tombe d'épuisement sur nos lits, alors qu'on n'était juste censés passer reprendre nos affaires ! Je n'ai vraiment pas envie de continuer à descendre mais il le faut bien. On récupère nos sacs beaucoup trop lourds, et on continue à descendre sur la piste caillouteuse de la veille. Ca dérape beaucoup, c'est vraiment pas facile.

A midi et demi on arrive enfin au refuge de la première nuit où on dévore une soupe et quelques pâtes. Ca y est, la marche est enfin terminée. On nous offre des t-shirts qui affichent glorieusement qu'on est monté au sommet, et on retourne à La Paz en voiture en début d'après midi. En approchant de La Paz, on retrouve une magnifique vue sur la ville dont je ne me lasse pas, avec en fond le Illimani, une montagne 400m plus haute que le Huayna Potosi, je ne suis pas prêt de la tenter celle là !

 

 

Me voilà de retour à La Paz, avec au programme une bonne douche et l'article du blog. Demain je quitte la Bolivie, je prend un bus pour Cuzco au Pérou, où je retrouve Claire samedi. Le Pérou, dernier pays du voyage !



Publié à 12:17, le 2/07/2009, dans 11 Bolivie, La Paz
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29/06/2009

La Bolivie de ville en ville...

De retour des 3 jours d'aventure au milieu du désert et du froid, je suis arrivé à Uyuni vidé, et un peu malade. Les journées suivantes ont donc été assez cool, je me suis pas mal reposé.

Vendredi dernier, j'ai pris le bus pour la ville de Potosi. 7h de bus dans lequel j'ai rencontré Giacomo, un français qui voyage 4 mois en Amérique du Sud. (J'avais dit que je prendrais maintenant des routes goudronnées, c'est faux, les 150 km de route entre Uyuni et Potosi sont sacrément sportives...)

 

Je n'ai pas vu grand chose de la petite et sympathique ville de Potosi (à quand même 4070m d'altitude), mais je me suis quand même motivé pour l'attraction principale du coin : la visite des mines. Potosi n'existe presque uniquement grâce aux mines d'argent exploitées depuis le 16e siècle.

En échange de quelques cadeaux aux mineurs, les touristes sont bienvenus dans le profond labyrinthe noir et oppressant qui est leur lieu de travail. Observer les conditions d'extraction du précieux minerai est une sacré expérience.

On a enfilé bottes, casques et lampes frontales,

 


 

Et on est entré dans la galerie principale.

 


 

On a marché dans les mines pendant 3 heures, à baisser la tête (les galeries ne sont pas prévues pour les occidentaux !), et à descendre des interminables échelles d'une trentaine de mètres de long.

La température varie de O à 42 degrés en fonction du niveau. On respire toute sorte de produits chimiques et de gaz nocifs, les mineurs meurent généralement de silicose après 10 à 15 ans passés dans les mines.

Il se servent de dynamite qu'on trouve en vente libre un peu partout à Potosi (on aurait pu en acheter, même les enfants ont le droit...). Partout, on croise des mineurs qui poussent des petits wagons remplis de métaux, ou qui tappent au marteau sur la roche.

 


 

Mais contrairement à ce qu'on pourrait croire, il règne une assez bonne ambiance là dessous, les mineurs sont fiers de leur travail et ils aiment le montrer aux touristes.

Pour s'aider, ils machent tous de grandes quantités de feuilles de coca. Elle permet de luter contre la faim, la soif, la fatigue et l'anxiété. Avec plusieurs traitement chimiques, elle permet d'obtenir de la cocaïne, mais ici et dans tout l'Altiplano, macher la feuille de coca est une habitude, une coutume même, parfaitement légale (on trouve un peu partout dans le pays des t-shirts pour touristes qui disent « En Bolivie, la feuille de coca n'est pas une drogue »). Elle fait d'ailleurs partie des cadeaux que les touristes se doivent de ramener dans les mines. Et ils trouveraient très bizare qu'on ne les accompagne pas en mâchouillant quelques feuilles. C'est pas bon, mais je pense que ça m'a aidé à tenir, parce que je faisait pas mon malin là dessous, j'étais vraiment épuisé.

 

Après une bonne nuit de repos j'ai repris le bus dimanche avec Giacomo pour Sucre, considéré comme la plus belle ville de Bolivie. Une liste interminable d'églises et de musées, mais surtout une vie fascinante à observer. Des marchés colorés où les commerçantes sont habillées en tenues traditionnelles, on peut y passer des heures. La quantité de pommes de terre vendues est incroyable. Ici on dirait qu'on ne mange que du poulet et des pommes de terre, souvent frites.

 


 

En plus, nous sommes ici à seulement 2790m, il fait un peu moins froid et ça fait du bien ! J'ai passé encore beaucoup de temps à me reposer (et à manger du poulet-frites). En quittant Sucre, j'étais remis de ma grosse fatigue que je trainais depuis Uyuni. Enfin !!

 

Motivé et d'attaque, je dis au revoir à Giacomo qui part pour le Brésil, et je saute dans un bus de nuit mardi soir pour La Paz, la plus haute capitale du monde à 3660m. J'attendais La Paz un peu comme j'attendais Hanoi ou Kathmandu. Des capitales qui semblent être restées des années en arrière. J'avais beaucoup entendu parler de cette ville entourée de montagnes où on trouve des marchés à chaque coin de rue. Et comme prévu, j'adore !

 


 

 

Ici encore plus qu'ailleurs, les femmes portent le costume traditionnel

 


 

 

Tout se vend dans les rues de La Paz. On fait parfois des découvertes très surprenantes, comme la vente de ces foetus de lama séchés. Ils sont utilisés comme porte-bonheur, à enterrer sous la première pierre d'une nouvelle maison.

 


 

J'ai prévu de rester un bout de temps à La Paz, parce qu'il y a aussi un paquet de choses à faire dans les alentours. Jeudi, je me suis inscrit pour la descente en VTT de la route qui relie La Paz au village de Coroico, surnommée « route de la mort » ou « route la plus périlleuse du monde », à vous de choisir. Pas de panique, ce n'est pas suicidaire. En fait, cette piste caillouteuse large de 3,20m comprend régulièrement des à pics de 600m sur le côté. Quand deux voitures, ou pire, deux camions doivent se croiser, là c'est extrêmement dangereux. Il y a quelques années, en moyenne 26 véhiculent basculaient dans le vide chaque année, dans ce cas pas la peine d'espérer un survivant. Aujourd'hui, une autre route a été ouverte aux véhicules. On trouve sur l'ancienne route principalement des cyclistes. Pas de problème de croisement, beaucoup moins de danger !

 


 

 

 

 

 

Aujourd'hui, je suis parti randonner dans le « canon de palca » avec Raul. Raul est l'agent de voyage de mon hôtel. Un type super, qui organise tout ce qu'on veut. Quand je lui ai dit que je voulais visiter ce canyon, il m'a juste répondu « je ne fais rien dimanche on y va ensemble ? » Un guide gratuit, c'est pas beau ?

Avant d'arriver au canyon, le bus grimpe dans les montagnes qui entourent La Paz, et offrent une superbe vue sur la ville.

 


 

On a d'abord traversé la « valle de las animas », qui offre une vue imprenable sur le Nevado Illimani qui culmine à 6439m.

 


 

Cette vallée est réputée pour ses formations rocheuses assez spectaculaires

 


 

Après deux petites heures de marche, on entre dans le canon de Palca. On se croit vraiment dans le grand canyon d'Arizona, c'est incroyable.

 


 

Demain, fini la rigolade, je pars pour une ascension de 3 jours qui ne va pas être une balade de santé. Je pars faire l'ascension du Huayna Potosi, une montagne près de La Paz qui culmine à ... 6088m. Ce sommet est parfois surnommé « le plus facile des 6000m du monde » parce qu'il ne comporte pas de grosse difficulté technique. Il n'y a que l'altitude qui complique fortement les choses, et la pente très raide sur la fin. Mais quand j'ai appris qu'il était accessible aux débutants (qui ont envie d'en baver) j'ai immédiatement cherché toutes les infos que je pouvais trouver là dessus.

L'ascension se fera en 3 jours :

  • lundi on monte en bus à 4700m et on essaye les crampons et piolets sur un glacier

  • mardi on monte au camp de base à 5200m

  • mercredi on commence à grimper vers 2h du matin, on devrait atteindre le sommet à 6088m après 6 à 7h d'ascension et on redescend à La Paz dans l'après-midi.

L'avantage c'est que ça fait presque 2 semaines que je suis à haute altitude, je suis donc bien acclimaté, ce n'est pas comme si je tentais l'ascension en partant du niveau de la mer...

J'espère vraiment y arriver, c'est pas gagné, je vous tiens au courant dès que je rentre !



Publié à 12:43, le 29/06/2009, dans 11 Bolivie, La Paz
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19/06/2009

L´incroyable Altiplano Bolivien

 

Petite introduction sur la Bolivie tirée de Lonely Planet, pour planter le décor...

 

Seuls des superlatifs parviennent à décrire la Bolivie. Nation la plus haute de l'hémisphère, la plus isolée et la plus accidentée, elle connaît des conditions climatiques extrêmes : froid glacial, vents violents et chaleur étouffante, et comprend des régions parmis les plus désertiques, les plus salées et les plus marécageuses du globe. Pays le plus pauvre d'Amérique du Sud, il est aussi l'un des plus riches en ressources naturelles et compte la plus forte proportion de population indigène avec 65% d'Indiens - Aymara, Quechua, Guarani et plus d'une trentaine d'autres groupes ethniques.

 

Ca fait rêver hein ?

Je me suis donc inscrit à un tour organisé de 3 jours dans le sud ouest du pays, qui part de la frontière chilienne jusqu'à la ville de Uyuni. Il y a énormément de choses à voir dans le coin, mais tout est totalement sauvage et inaccessible sans 4x4. Mardi matin, on monte dans un bus qui grimpe dans les montagnes jusqu'à la frontière qui se trouve à 4400m d'altitude !

 

 

Après les rapides formalités on grimpe dans un 4x4 dans lequel on passera les 3 prochains jours. Au total, 8 personnes : je suis avec 2 américains et 3 brésiliennes, le chauffeur et une cuisinière. On est un peu entassés mais tous très motivés.

Dites bonjour à notre Toyota Land Cruiser...

 

 

Après une petite heure de route on arrive à une source chaude où un bassin a été aménagé pour se baigner. L'eau est à 35 degrés, l'air en dessous de 0... J'avoue, je me suis dégonflé, trop peur du froid en sortant !

 

 

 

L'eau chaude se déverse dans un lac, mais c'est loin d'être suffisant pour le réchauffer...

 

 

On remonte dans le 4x4 direction un champ de geysers, à 4850m d'altitude. Des mares de boue bouillonnante dégagent des vapeurs de souffre assez désagréables, mais le spectacle est superbe.

 

 

Ici on voit bien l'eau bouillir. Mieux vaut ne pas trop s'approcher, la moindre éclaboussure serait assez douloureuse ...

 

 

Dans l'après-midi, on rejoint le « Laguna Colorado ». Un lac dont les algues et le plancton donnent une couleur rose très étonnante.

 

 

 

Quelques flamands roses se prennent pour des caméléons

 

 

Et quelques lamas vivent aussi dans le coin

 

 

On rejoint le soir un petit refuge juste à côté du lac. Pas de chauffage, pas de douche, juste un bon repas et quelques couvertures. On est à 4300m d'altitude, certains ont de forts mots de tête et n'arrivent pas à dormir, moi j'ai du bol, je vais très bien... Juste un peu froid !

 

Le lendemain matin, on remonte dans notre 4x4. Environ 180 km pour 8h de route, on passera la journée entre paysages désertiques et magnifiques lacs d'altitude.

 

 

 

 

 

 

On est aussi entouré de volcans, dont certains en activité dégagent de petits nuages de fumée

 

 

On arrive dans l'après midi dans le village completement paumé de San Juan, environ 1000 habitants. On y découvre des petites rues ensablées, et des femmes qui portent le costume traditionnel : le chola. 

 

 

Le soir, on arrive enfin à proximité du plus grand désert de sel du monde : le salar de Uyuni, qu'on ne visitera que le lendemain. Autour du désert, plusieurs hôtels sont construits entièrement en sel. On passera la nuit dans l'un d'eux. C'est très étonnant : tout est en sel sauf quelques exceptions évidentes : matelas, sanitaires...

 

 

Je peux vous assurer que même les murs ont un goût très salé !

 

 

Et ce matin, on s'est rendu sur le salar de Uyuni pour le lever du soleil. Incroyable spectacle : le sol est d'une blancheur éblouissante, 12000 km2 de sel sur une trentaine de mètres de profondeur. Il n'y a que du sel à perte de vue.

 

 

A certains endroits, les plaques de sel ont des formes hexagonales

 

 

Le décor se prête parfaitement à quelques petites photos originales...

 

 

 

En plein milieu de ce désert, une île : Isla Incahuasi. Elle est couverte de cactus, on peut grimper jusqu'au sommet, c'est completement surréaliste...

 

 

Nous sommes enfin arrivés ce midi dans la ville d'Uyuni (3670m), crevés par 3 journées completement éprouvantes, mais vraiment fantastiques. Je me suis trouvé un hôtel avec douche chaude ! (mais pas de chauffage, faut pas trop en demander...)

 

Demain je prend le bus pour continuer à silloner la Bolivie, mais par des routes goudronnées cette fois...

Aujourd'hui est doublement important : le 200e jour de voyage, et je rentre dans tout pile un mois, je vois la fin approcher à grands pas...

 

Au fait : j'ai complété l'article sur le chili avec le sandboard et d'autres petits trucs.



Publié à 01:40, le 19/06/2009, dans 11 Bolivie, Uyuni
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15/06/2009

Petit détour chilien

...qui a commencé par une journée à Santiago du Chili. Encore une immense ville, mais assez calme et agréable. Des rues piétonnes, une ambiance très cool, il fait bon y déambuler. Par contre, la nuit, la température descend autour de 5 degrés. J'ai compris en descendant de l'avion ce qu'on appelait l'hiver austral... J'ai couru faire les magasins pour me rhabiller !

 

J'étais censé faire un rapide aller-retour en Patagonie, puis voler vers La Paz, en Bolivie. Je n'ai rien fait de tout ça et je suis monté dans un bus pour rejoindre San Pedro de Atacama, dans le nord du pays, près de la frontière bolivienne. Et quelle bonne idée... Préparez vos yeux, la région est sublime !

 

Il faut avant tout savoir que le Chili est une étonnante bande de terre de 4300 km de long, pour une moyenne de moins de 200 km de large. Le pays a la tête sous les tropiques, et les pieds presque en Antarctique. Ses régions sont extremement différentes, entre le désert d'Atacama au nord, le plus arride de la planète (certaines zones n'ont jamais connu la pluie) et les fjords de patagonie au sud. Le seul point commun entre toutes ses régions est les Andes, chaîne montagneuse qui constitue en quelque sorte sa colone vertébrale. Il y a donc plusieurs Chili, si on a peu de temps comme moi, il faut faire un choix. La saison a décidé pour moi, la Patagonie c'est froid, mais en hiver c'est difficilement supportable.

 

Me voilà donc dans un bus pour 24 heures pour le nord du pays. Le plus long trajet en bus que j'ai fait jusqu'ici. Mais les bus sud-américains sont définitivement confortables, ça passe tout seul.

Petit moment d'euphorie au petit matin : quand le soleil se lève, on se trouve au milieu d'un désert. Petite pause, on descend du bus, des cailloux et des montagnes à perte de vue, le ciel est d'un bleu pur, il fait un froid glacial, l'ambiance est surréaliste, j'adore. Parce qu'on a beau être dans un désert, nous sommes à 2500m d'altitude, et c'est l'hiver. Les nuits sont glaciales, et le soleil tape très fort pendant la journée.

 

On arrive enfin à San Pedro de Atacama, et je rencontre Eileen et Jaclyn, deux canadiennes, qui cherchent également un hôtel, et avec qui je passerai mes quelques jours ici. San Pedro est un petit village, une oasis au milieu du désert, à une altitude de 2500m, et entouré de montagnes, l'Altiplano, où se trouvent volcans, déserts de sel, geysers ... Tout un programme ! En plus le village est extrêmement agréable : des petites rues ensablées, des petites maisons grises, tout se fond dans la couleur du désert, ça me rappelle un peu Tombouctou au Mali...

 

Pour visiter la région, il faut soit avoir une voiture, soit suivre des tours organisés. Ca coûte un peu cher mais il n'y a pas vraiment d'autre solution. Pas de bus dans le coin !

 

C'est donc parti samedi pour la première excursion : le Salar de Atacama, un désert de sel, au milieu duquel se trouve le Laguna Chaxa, un lac qui est un site de nidification de flamants roses.

On y arrive au petit matin pour assister au lever du soleil. Il fait un froid glacial mais le paysage est incroyable. Je n'ajoute rien, admirez...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Surréaliste, on est gelé mais heureux. A noter que ce désert ne contient pas que du sel mais de nombreux autres minéraux, 75% de la production mondiale de lithium se fait ici.

 

Plus tard dans la matinée, quand le soleil commence à réchauffer un peu nos os, on en profite pour grimper dans notre minibus et monter à 4300m d'altitude, où se trouvent les « Laguna Miscantis » et « Laguna Miniques », deux lacs au milieu des montagnes, une fois de plus des paysages de carte postale...

 

 

 

 

 

 

 

Je n'ai rien vu d'aussi beau depuis le Népal. Je suis aux anges...

 

Et ce n'est pas fini ! Le lendemain on grimpe dans le minibus à 4h du mat pour arriver au lever du soleil aux geysers du Tatio. Egalement à 4300m d'altitude, c'est le plus haut champ de geysers du monde. On a l'impression de se trouver au milieu d'un bain de vapeur, on est entouré de volcans, on entend l'eau bouillir sous le sol, c'est incroyable. Un seul problème, et de taille, il fait -17 degrés. On est encore plus glacés que la veille. Ca donne envie de se tremper dans l'eau bouillante pour se réchauffer mais quand on apprend qu'elle est à environ 84 degrés, on préfère continuer à geler tranquillement...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prochaine destination : de quoi se réchauffer : des sources chaudes où l'on peut se baigner. Pendant l'heure et demie de route, on croise encore des paysages magnifiques...

 

 

 

 

 

 

Ainsi que de nombreux animaux : lamas

 

 

et d'autres camélidés dont j'ai oublié le nom...

 

 

et même quelques renards

 

 

Nous voilà arrivés aux sources chaudes. L'eau n'est pas si chaude, environ 25 degrés, mais comparé à la température de l'air c'est le bonheur !

 

 

 

 

Entrer est très facile, sortir de l'eau est une autre histoire.

 

Et puis on se rend vers un endroit appelé « cactus forest ». Ca n'a rien d'une fôret, mais encore un paysage incroyable, certains cactus dépassent 5m de haut.

 

 

 

 

Edit 18 juin

 

Comme promis, la dernière journée chilienne...

 

Le désert qui entoure San Pedro de Atacama n'est pas un désert de sable. C'est plutôt des cailloux et des rochers à perte de vue. Mais en cherchant bien, il y a quand même quelques dunes, et certaines, de plus de 100m de haut, permettent une activité ultra fun : le sandboard. Vous vous en doutez, il s'agit d'une adaptation du snowboard sur le sable...

 

Je n'ai jamais fait de snowboard, j'étais donc totalement débutant mais après quelques descentes et un bon moniteur le truc vient assez vite. On peut vraiment prendre de la vitesse, c'est excellent... La prochaine fois, j'entamerai la leçon « les virages » !

 

 

Dans la soirée on s'est rendu dans la « valle de la luna » pour assister au coucher du soleil. La vallée doit son nom à ses paysages hors du commun qui donnent vraiment l'impression de se promener sur la Lune (ou sur Mars je sais pas je n'y suis encore jamais allé, mais j'y pense je vous rassure...)

 

 

 

Pour finir, soirée assez atypique, on a rejoint l'astronome français Alain Mory pour une soirée d'observation des étoiles. Il faut savoir que le désert d'Atacama est un haut lieu mondial pour l'observation stellaire : les nuages sont rarissimes, l'altitude et l'absence de ville à proximité rendent le ciel incroyablement clair. De nombreux télescopes dernier cri sont installés dans la région.

Alain Mory propose aux touristes des soirées très instructives. On regarde galaxies, nébuleuses ou planètes dans ses énormes télescopes, on reçoit plein d'explications, on apprend à reconnaître quelques constellations, tout ça dans un froid glacial mais sous un ciel parfaitement dégagé. Vraiment intéressant. En prime, voilà une photo de Saturne, prise avec mon appareil photo à travers un de ses télescopes.

 

 

Le lendemain matin, direction la Bolivie !



Publié à 07:13, le 15/06/2009, dans 10 Chili, San Pedro de Atacama
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9/06/2009

Escale brésilienne

Chez « One World », l'alliance aérienne chez qui j'ai acheté mes billets d'avion, il n'y a qu'un point d'entrée pour l'Amérique du sud depuis l'Asie, l'escale y est obligatoire, c'est Sao Paulo. Au moment de reserver mes billets, j'ai juste posé la question « tant que j'y suis, je peux y rester quelques jours ? »

 

Le vol Tokyo - Sao Paulo

 

25 heures de vol. Quelle aventure ! Il faudra dire à Japan Airlines de proposer des sièges plus larges et plus inclinables pour de si longs vols. (Quoi, ça s'appelle la classe business ?)

J'ai appris quelques jours avant le vol qu'on faisait une escale à ... New York ! Sur le coup ça parait bizare, quand on regarde la carte du monde on ne s'attend pas à ce que l'avion fasse un si gros détour. Mais en fait pas du tout. Les cartes à plat sont bien trompeuses. Si vous trouvez une mappemonde, vous verrez que le chemin le plus court passe par l'Alaska, survole le Canada et passe par la côte est des Etats Unis avant de descendre vers le Brésil. Tout va bien, le pilote savait ce qu'il faisait !

De l'escale à New York, pas grand chose à retenir à part que je n'ai pas croisé de personnes aussi désagréables que le personnel de la douane américaine depuis bien longtemps. J'ai définitivement quitté l'Asie !

Deuxième vol sans encombre, pas mal dormi, au final ce n'était pas si interminable que ça.

J'arrive à Sao Paulo, sur un nouveau continent, sur un nouvel hémisphère (j'ai frolé l'équateur à Singapour mais je suis toujours resté dans l'hémisphère nord), et avec 12h de décalage horaire ! Il devrait être 20h, il est 8h du mat. Mais j'ai dormi dans l'avion, j'ai le moral et je suis prêt à afronter les 6h de bus qui me séparent de Rio de Janeiro. Oui j'ai pour finir décidé de visiter Rio à la place de Sao Paulo quand j'ai appris qu'il n'y avait que 500 km de distance. En plus, les bus ici, on les croirait sponsorisés par Stressless. On s'y endort aussitôt assis.

Arrivé à Rio, je finis par prendre un taxi et trouver un hôtel dans le centre. Je pose enfin mon sac vers 18h, 40 heures après avoir quitté la gare de Tokyo. Ca c'est du voyage...


Le 6 juin 2009, une journée vécue deux fois

 

Etrange ? Pourtant vrai. C'est la bizarrerie rencontrée par tous ceux qui volent de l'Asie vers l'Amérique et passent la « ligne de changement de date » dans le sens ouest-est.

Petite explication : l'avion à quitté le Japon le 6 juin à 19h, la nuit tombait. Nous passons la ligne de changement de date au dessus du Pacifique pendant la nuit. Lorsque le jour se lève sur l'Alaska, nous ne sommes pas le 7, mais le 6 juin. Nous atterrissons à New York à 19h heure locale, et le calendrier Américain affiche bien jeudi 6 juin.

Pendant mon voyage, j'aurais donc vécu 231 journées, mais le calendrier français n'aura avancé que de 230 jours. Un journée de voyage en rab ! Merci qui ? Bonne question...

 

Rio de Janeiro

 

J'ai donc passé les journées de samedi et dimanche à visiter Rio. Deux journées assez bizarres, à tenter de m'habituer aux 12 heures de décalage horaire (j'écris cet article à 3h du mat pendant un insomnie, au Japon, il serait 15h...) mais deux superbes journées quand même. Bah oui, Rio, c'est mythique !

Comme tout bon touriste, j'ai commencé par sauter dans le premier funiculaire pour le sommet de la colline Corcovado, où se dresse le célèbre Christ rédempteur.

De là haut, la vue sur Rio est à couper le souffle.

 

 

 

L'immense rocher qui sort de l'eau sur la gauche de la photo, c'est le « pain de sucre ». Allez, un petit zoom

 


C'est un immense bloc de quartz vieux de 500 millions d'années sur lequel on peut monter en téléphérique. Mais estimant que je n'avais pas besoin d'une deuxième vue panoramique sur la ville, je me suis plutôt dirigé vers la plage que l'on voit sur la droite de la première photo. Vous vous en doutez, cette plage, c'est Copacabana.

 

Pas de bol, j'ai visité la mythique Copacabana par une journée couverte et un peu fraîche, du coup, pas beaucoup de monde en maillot de bain sur la plage, comme le voudrait le cliché...

 

 

 


Mais l'ambiance était quand même là : la musique est omniprésente, quand on groupe de samba s'éloigne, on entend un autre approcher.

 


Sur la plage, beaucoup de sportifs. On frime en faisant des tractions sur des barres spécialement prévues, on fait du jogging, on joue au volley, mais surtout, on joue au foot.

 


Il y a des buts partout sur la plage, comme s'ils poussaient tout seuls. Parce que oui, ne l'oublions pas, le Brésil, c'est la nation du foot. Je ne sais pas si c'est vrai, mais j'ai souvent lu ici « le football brésilien est le meilleur du monde et le football de Rio est le meilleur du Brésil ». D'ailleurs, pas loin d'ici se trouve le stade Maracana, un des plus grands stades du monde.

Quoi ? Il se visite ? Allez hop.

 

Bon je ne suis pas un grand fan de foot mais c'était quand même impressionnant à voir. Un si grand stade vide, on se dit que quand on but est marqué ici il doit y avoir une sacré ambiance.

 


Le stade a été inauguré en 1950, pour une coupe du monde organisée par le Brésil, et perdue en finale contre l'Uruguay. Un drame national parait-il.

Contre un petit droit d'entrée, les visiteurs peuvent aussi entrer dans les vestiaires, et emprunter le couloir qui les relie au terrain. Assez sympa, même si je me doute que ça doit être beaucoup plus émouvant quand on est fan de foot...

 

Juste à côté du stade, on apperçoit une des nombreuses favelas de la ville. Une favela, c'est un bidonville brésilien. On estime que 50% des habitants de Rio vivent dans une des 650 favelas de la ville. Impressionnant.

 


Elles sont réparties un peu partout, souvent accrochées à une colline. Il parait que vu de l'intérieur, ce sont des quartiers assez normaux, où la plupart des gens se rendent en ville pour travailler et ont l'eau courante. Quartiers normaux, excepté l'intense traffic d'armes et de drogue qu'ils abritent.

 

Sao Paulo

 

J'ai salué Rio et repris hier le bus pour Sao Paulo, qui n'est autre que la 3e mégalopole du monde avec 17 millions d'habitants, derrière Tokyo et New York. J'avais juste une ou deux heures avant la nuit pour me balader, je n'ai eu qu'un tout petit aperçu de la ville. Disons qu'en dehors du centre historique, ses rues piétonnes et son immense cathédrale, je n'ai vu que des gratte-ciels à perte de vue...

 

J'aime la description de Gilles Lapouge que j'ai trouvée : « Je commence à comprendre que Sao Paulo est une banlieue. Elle ressemble aux abords du château de Kafka. Tu marchais des semaines dans toutes ces rues, tu consultais dix mille guides et des plans, tu demandais ton chemin à tout le monde et jamais tu n'entrais dans la ville. Alors, cette ville, c'est énervant, où est elle ? Tu es réduit à l'imaginer, et quelle ville, alors, pour avoir droit à une banlieue pareille ! »

 

La suite

 

Je m'envole ce soir pour Santiago du Chili. J'ai beaucoup hésité sur le thème « que faire au Chili ? », et je pense que je vais changer le programme. J'avais prévu un aller-retour en Patagonie (extrême sud de l'Amérique du Sud). L'idée était de faire une petite visite au parc national Torres del Paine, considéré comme le plus beau parc national du continent. Mais je me rend compte qu'en juin, c'est l'hiver ici et que le sud du pays est carrément déconseillé (chutes de neige, parc désert...).

Pas grave ! Je pense que je vais en profiter pour visiter plutôt le nord du Chili et le désert d'Atacama, et donc rejoindre la Bolivie en bus et non en avion (ahhhh, ces chères heures de bus...)

Je n'ai qu'un seul impératif : rejoindre mon amie Claire au Pérou le 4 juillet, après être passé au Chili et en Bolivie. Un peu speed quand même mais ça va le faire !

Pour ceux à qui je parle chinois, suivez le lien pour une carte de l'Amérique du Sud.

 

PS 1 : comme prévu, le portugais, surtout quand on ne parle pas espagnol, c'est l'horreur ! J'ai appris à dire bonjour, merci, etc... mais quand il s'agit de demander son chemin ça devient toute une aventure ! J'aurais plus de temps pour apprendre l'espagnol dans les 3 pays suivants...

 

PS 2 : je viens d'ajouter un paragraphe à la fin de l'article sur Tokyo, que je n'avais pas eu le temps d'écrire, « une nuit en capsule hôtel ».



Publié à 04:37, le 9/06/2009, dans 09 Bresil, São Paulo
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4/06/2009

South America, me voilà

Ça y est, je dis au revoir à l'Asie où je suis depuis 6 mois. 6 mois incroyables. Ce n'est, vraiment, qu'un au revoir...


Mon trajet en Amérique du Sud sera assez « speed » et atypique. En fait, mon billet d'avion « tour du monde » me permettait de faire 4 escales par continent. En Amérique du Sud, je n'avais prévu d'aller à la base qu'en Bolivie et au Pérou (puis partir directement en Afrique mais ça je l'ai annulé avant le départ pour raisons budgétaires), mais ayant le droit à 4 vols, j'ai forcément élargi un peu... Quand on vous pose la question « Vous voulez aussi voir ça, ça et ça ? C'est le même prix... », vous ne dites pas non ! Je ferai donc une petite escale à Sao Paulo pour commencer (et un détour par Rio de Janeiro), puis j'irai voir Santiago du Chili et Punta Arenas, en Patagonie, et puis je me dirigerai tranquillement vers la Bolivie puis le Pérou, où je prendrai un peu plus mon temps (où je n'aurai plus un vol tous les 3 jours quoi...)

Pour voir la carte de tout ça, vous pouvez aller sur l'article Itinéraire que j'ai mis en ligne avant mon départ.


Bon je précise tout de suite : je ne parle pas un mot d'espagnol. J'ai un petit dictionnaire « le guide de conversation du routard » qui, à chaque mot, donne plein de phrases associées, avec la prononciation. Exemple : je cherche le mot bus, je trouve « el autobus» et quelques phrases du genre « quel bus faut-il prendre pour aller...? » ou « à quelle heure est le dernier bus ? ». J'ai commencé à feuilleter ça et à apprendre quelques phrases de base, c'est assez bien fait mais je doute que ça ne me sauve dans toutes les situations ! On dit que les sud américains ne parlent presque pas anglais, j'espère qu'on exagère un peu...

Ah oui, petite difficulté supplémentaire, pour pimenter le tout, au Brésil, on ne parle pas espagnol, mais portugais. Gloups.


Bon maintenant il ne me reste plus qu'à prendre mon vol Tokyo – Sao Paulo, qui dure exactement 25 heures. Oui oui, sortez vos mappemondes, c'est exactement l'autre bout du monde ! Juste quelques jours au Brésil, et je redécolle pour le Chili mardi prochain. C'est partiiiiiiiiiiiiiiiiiii



Publié à 06:16, le 4/06/2009, dans 09 Bresil, Tokyo
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4/06/2009

Japon - bilan

J'ai vraiment adoré ces 3 petites semaines au Japon. Je n'avais pas déambulé dans les rues avec les yeux écarquillés comme ça depuis l'Inde. Tout est incroyable, des enseignes multicolores qui couvrent pas loin de 100% des surfaces des murs dans certaines rues, au look ultra-branché des ados dans certains quartiers de Tokyo ou Osaka, en passant par les immenses salles de jeux où ces ados, mais aussi de nombreux « salaryman » en costume-cravate passent la quasi-totalité de leur temps libre.

A côté de ça, on trouve un Japon beaucoup plus calme au sein de superbes temples un peu partout, où même dans des jardins soigneusement entretenus. Parce qu'ici, on ne plaisante pas avec l'ordre. Tout le monde doit rentrer dans le rang, suivre les filles d'attente, faire très attention à son apparence physique, ne pas parler trop fort, ne pas donner son avis s'il pourrait être mal vu. C'est saisissant et même un peu domage je trouve.

Tokyo est la ville que j'attendais avec le plus d'impatience depuis le début de ce voyage, et je ne suis vraiment pas déçu. Tout est démesuré, exagéré, une ambiance absolument fascinante.

Le Japon, ça sera un sacré souvenir...

   

La petite carte...



Publié à 06:08, le 4/06/2009, dans 08 Japon, Tokyo
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4/06/2009

Enjoy Tokyo emulation...

Yo, c'est Jef. Je me permets de squatter le clavier du mini-PC de notre Flo préféré le temps de vous conter le reste de notre escapade japonisante.

 

Coucou c'est Florent, je ferai quelques intrusions quand même dans cet article, vu qu'on a pas tout fait ensemble...

 

Flo : Tout d'abord, je voudrais conclure sur la ville d'Osaka qui a été mon « camp de base » pendant plus de 10 jours. C'est la première fois que je reste aussi longtemps dans une ville depuis le début de mon voyage. Franchement, ne pas refaire son sac tous les 3 jours ça a vraiment du bon... Merci Romain !

 

je voudrais partager 3 petites photos d'Osaka. Une vue de nuit du quartier Umeda,

 

 

et quelques exemples de magasins de fringues ultra-branchés qu'on retrouve aussi bien à Osaka qu'à Tokyo d'ailleurs. Tout est flashy, ça parait immettable, mais dans la rue on se rend compte que ça se vend vraiment !

 

 

 

JF : Mardi dernier, direction Hiroshima. La ville en elle-même n'est pas des plus intéressantes - incroyable tout de même de constater qu'on ait pu reconstruire autant en 60 ans.

Après un bref trajet en tramway (une des seules villes du Japon à en posséder encore un), nous voici devant le Genbaku Dome, surnommé « dôme de la bombe A », ground zero de la première bombe atomique. C'est un des seuls bâtiments à être resté debout après l'explosion, il a été conservé comme tel en tant que monument en mémoire du drame. Ambiance...

 

Aujourd'hui

 

Le même, quelques jours après l'explosion

 

S'ensuivit une très intéressante visite des quelques musées retraçant l'histoire de ce funeste évènement et sites à la mémoire des quelques 200 000 victimes, notamment la Flamme de La Paix, censée être éteinte lorsque toutes les armes atomiques auront disparu de la surface de la Terre, autant dire que c'est pas demain la veille.

 

Changement total d'atmosphère une fois arrivés à Tokyo jeudi, mégalopole mégalomane de 30 millions d'habitants. Rien que ça. (Plus grande « aire urbaine » du monde, mais pas plus grande ville, Mexico détient le record).

 

Quelle idée peut-on se faire d'une telle ville avant d'y débarquer ? Des métros bondés ? Des néons sur toutes les façades d'immeubles ? Les fringues fluos? La folie urbaine dans toute sa splendeur ? Ouais, c'est carrément ça. Mais, à mon sens, on est loin du stress parisien. « Comment ? Pourquoi ? Ah bon ? De quelle couleur ? », me direz-vous. Question de mentalité, certainement. Ici, même en pleine jungle urbaine, les gens restent très zen en toute circonstance. Ce qui implique courtoisie, respect de l'Autre, discrétion, etc. Autant de conformisme pourrait être difficile à vivre à la longue, mais pour nous, éphémères touristes français, c'est plutôt agréable. On pourrait presque - comme quasiment tous les locaux - piquer un petit roupillon entre deux stations de « Yamanote » (la voie ferrée cerclant Tokyo).

 

Deuxième choc culturel tokyoïte, on a l'impression que toute la vie est tournée vers la consommation et les loisirs. On trouve des supérettes, des centres commerciaux, des restaurants, des salles de jeux à chaque coin de rue. Et les habitants n'hésitent pas à s'y ruer une fois sorti du boulot ou des cours. Autant dire que le porte-monnaie prend... cher.

 

Je ne vais pas vous raconter notre séjour à Tokyo dans le détail : je reprends le travail dimanche, c'est trop court. Je vais plutôt m'efforcer de vous retranscrire au mieux l'ambiance de chaque « village » de Tokyo, la ville n'ayant pas réellement un centre-ville, mais plusieurs. Pour simplifier, disons qu'on a visité un nouveau quartier par jour.

 

Firstly, Shibuya, le quartier branché par excellence, où boutiques de fringues flashy et « happy people » ne font qu'un. Traverser le fameux carrefour - un des plus empruntés au monde - en diagonale et en compagnie de centaines d'autres personnes est une expérience à vivre. Pour vous donner un bref aperçu :

 

 

Autre expérience à part, la découverte du quartier des « Love Hotels ». Imaginez une colline dédiée aux plaisirs de la chair, où sex-shops et chambres originales (romantiques, trash ou futuristes) forment une sorte de Pigalle à la japonaise. Fun, coloré, tout sauf glauque. Par contre, la chambre est à environ 35€... les 3 heures !

 

Ginza, autre quartier mode de la ville, à l'instar de Shibuya. Sauf qu'à la place des boutiques flashys pour lolitas on trouve plutôt des boutiques Dior, Chanel & Co. La fréquentation du quartier y est naturellement bien différente.

 

Akihabara, dit « Akiba », ou plus explicitement « Electric Town ». Geeks ou simples fans de gadgets électroniques en tous genres, bienvenue au paradis. Jeux-vidéos, ordinateurs, mangas coquins, tous les magasins du genre se concentrent ici sur quelques rues, en compagnie de quelques salles d'arcade - que dis-je, d'immeubles d'arcade :

 

 

Une rue du quartier...

 


Je laisse le clavier à Florent pour le reste de la ville.

 

Flo : Shinjuku, quartier de la gare la plus fréquentée au monde (plus de 3 millions d'usagers par jour). Aux heures de pointe, c'est vraiment tout un spectacle... Encore une fois, le quartier est un mélange de grands magasins de luxe, de galeries marchandes, de néons scintillants et d'écrans vidéos. La publicité est ... omniprésente.

 

 

Dans ce même quartier, on trouve la tour des « bureaux administratifs de la ville de Tokyo ». On peut monter gratuitement au 45e étage et franchement, ça en jette...

 

 

A noter que ce n'est pas la seule tour de la ville d'ou l'on peut admirer la vue, loin de la...

 

 

On voit ici la "Tokyo Tower", sorte de replique de la tour Eiffel en rouge, mais avec 5 petits metres de plus...

 

Quoi d'autre ? Le quartier de la baie de Tokyo qui rappelle que la ville est bien en bord de mer (pas beaucoup de plages, c'est vrai), et ses quelques îles artificielles, qui permettent une fois de plus de gagner du terrain sur la mer, à défaut de pouvoir construire dans les montagnes. De l'île d'Obaida, où un petite statue de la liberté trône face à la baie, la vue sur Tokyo est assez impressionnante.

 


Sur cette île se trouve le « Toyota mega web », une immense salle d'expo qui présente toutes les innovations de la marque automobile. On admire des engins assez insensés

 

 

et on teste les bolides en simulateur !

 


On a aussi fait un détour obligatoire par le « Tokyo dôme » et sa montagne russe assez célèbre à travers le monde. Voyez pourquoi...

 


Pour finir, le quartier de Ryogoku qui accueille le musée d'Edo, ancien nom de la ville de Tokyo, qui présente de nombreuses reconstitution de la ville au cours des siècles passés.

Dans ce même quartier se trouve le stade Ryogoku Kokugikan où se déroulent les tournois de sumo. On n'a pas pu assister à un match mais on a croisé plusieurs de ces étranges personnages dans les rues qui entourent le stade. Assez impressionnants...

 

 


Et voilà, dans quelques heures je file a l'aéroport de Tokyo pour m'envoler vers... l'Amérique du Sud !

 

Edit 09/06: Une nuit en capsule hôtel.

 

Je n'ai pas eu le temps de le raconter avant de quitter Tokyo, mais il faut que je vous parle de ma dernière nuit japonaise !

Tout d'abord, il faut savoir que l'hébergement au Japon coûte très cher. Pour ceux qui loupent le dernier train, qui n'ont pas d'endroit où dormir, et qui ne veulent pas trop se ruiner, il existe plusieurs solutions assez originales mais pas forcément tout confort :

  • Passer la nuit dans un « café manga ». Ce sont les cybercafés locaux. Des petites cabines individuelles avec un bon siège bien confortable que l'on loue à l'heure pour surfer sur Internet, bouquiner etc... Et la nuit venue, on peut louer la cabine pour 5 ou 8 heures et y piquer un roupillon.

  • Beaucoup plus fou, passer la nuit ... chez Mc Do ! Ici la plupart des Mc Donald sont ouvert 24h/24. Il est courant de venir, d'acheter un petit hamburger, et une fois avalé, de poser sa tête sur la table et de s'endormir. Le personnel a l'habitude et laisse dormir. Ca coûte beaucoup moins cher mais je ne suis pas sur qu'on y fasse de beaux rêves...

  • Troisième solution, un peu plus raisonnable mais un peu plus chère, les « capsule hôtels ». Ce sont des hôtels où l'on dort dans des petites « boites » alignées et empilées. Chaque capsule fait 2m de long pour 1m de large et 1m de haut. Le gain de place à la japonaise. A l'intérieur de chaque capsule, un matelas confortable, une radio, un lampe, et même une télé. Claustrophobes s'abstenir.

 


Je voulais absolument essayer ça... et c'était très rigolo ! Difficile à croire si on n'a pas essayé, mais il y avait plus d'espace que je ne m'imaginais, on se sent moins enfermé que prévu. Au final c'est un peu comme un dortoir, sauf qu'on est tranquille dans son coin.

 

Voilà le couloir avec les capsules. La mienne est indiquée par la flèche.

 

 

Et une petite vue prise de l'intérieur.

 

 

Voila, plutot bien dormi en fait !



Publié à 05:49, le 4/06/2009, dans 08 Japon, Tokyo
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25/05/2009

Arrivée au pays du soleil levant

Dimanche dernier, aussitôt arrivé à l'aéroport de Tokyo, j'ai filé en train vers Osaka où vit mon ami Romain depuis le mois d'octobre.

Osaka n'est pas la ville la plus intéressante du Japon au niveau touristique, mais c'est excellent de vivre une petite vie japonaise, de découvrir le Japon autrement, avec Romain et ses amis. En plus la ville a une vie nocturne vraiment sympa, des rues commerçantes assez incroyables,

    

  

et surtout ... des karaoke un peu partout ! Prenez un complexe rempli de petites salles pour 2 à 10 personnes avec des canapés, un écran et des micros, ajoutez un catalogue de chansons impressionnant (en japonais et en anglais) mais attention, de vraies bonnes chansons récentes (j'ai toujours rêvé de voir du red hot, du metallica, du radiohead, du muse, ou du SOAD dans un karaoke !). Ici ça fait fureur et je comprends pourquoi !

 

 

On a aussi assisté à un petit concert dans un bar d'Osaka, et le batteur m'a prêté ses baguettes pour quelques morceaux. La batterie me manquait beaucoup, moment génial !

 

      

Autre chose que j'attendais depuis longtemps : la nourriture japonaise. Je suis un grand fan de sushis, bien sur je me régale, mais comme je m'y attendais la cuisine est loin de se limiter à ça... Je suis en pleine découverte et ça va de bonne surprise en bonne surprise.

Voilà un restaurant comme il y en a plein : un petit tapis roulant passe devant les tables et on pioche des petites assiettes avec sushis, makis etc... Le rêve !

 

    

En milieu de semaine mes autres amis JF et Pauline sont arrivés pour leurs vacances au Japon. Je les ai rejoint à Kyoto jeudi (juste 15 mn de train). Kyoto est l'ancienne capitale du Japon, et reste la capitale culturelle du pays, avec pas moins de 2000 temples et sanctuaires. La plupart des japonais pratiquent à la fois le bouddhisme et le shintoïsme. Petite explication du lonely : « Le shinto est la religion de ce monde et de cette vie, tandis que le bouddhisme touche aux questions de l'âme et de l'au delà. »

Bien sur, quelques visites de temples, dont le célèbre « pavillon d'or », au milieu d'un jardin magnifique.

   

 

Un Bouddha qui me rappelle agréablement la Thaïlande

 

 

et une allée de « torii » dans un sanctuaire shintoïste.

 

 

Deux autres photos prises dans les rues de Kyoto

 

 

 

Dimanche, direction Nara, également très proche d'Osaka. Nara possède aussi un patrimoine culturel impressionnant. Ce qui est étonnant ce sont les centaines de biches qui se promènent dans les espaces verts, au milieu des temples, qui cohabitent parfaitement avec les touristes...

 

 

 

 

Et ce matin j'ai fait une petite excursion à Kobe. Cette ville est surtout connue pour le tremblement de terre qui l'a dévastée en 1995. Un peu plus petite et calme qu'Osaka, Kobe n'en est pas moins ultra moderne, à l'image de la plupart des grandes villes du Japon. La ville est cernée entre la mer et la montagne, un téléphérique permet d'admirer la vue depuis 400m de haut.

 

 

Ici on voit bien une des îles artificielles de la région. Le pays étant très montagneux, la population se concentre dans de trop rares plaines surpeuplées. Du coup on n'arrête pas de construire sur la mer.

 

 

Encore quelques jours dans la région, puis direction Tokyo, la plus grande ville du monde...

 

Quelques petites choses sur le Japon :

 - Les gens sont calmes, personne ne traverse au rouge, des files d'attentes se créent naturellement pour tout et n'importe quoi... Je pensais que Singapour détenait des records à ce niveau, c'est loin d'être sur.

 - Comme prévu, tout est très cher ! Beaucoup plus que dans les pays précédents. Heureusement je peux loger chez Romain tant que je suis dans les environs d'Osaka mais quand je vais partir vers Tokyo ça sera plus difficile de ne pas trop dépenser... Heureusement que j'ai dépensé un peu moins que prévu jusqu'ici.

 - Les japonais sont absolument fous concernant la grippe mexicaine. Plus de la moitié des personnes portent un masque de protection dans la rue et au travail, ils paraissent completement paniqués, alors que la grippe ne touche pas plus le Japon que la France... La télévision leur remplit la tête d'infos effrayantes et leur obsession pour la propreté et l'hygiène fait le reste...

Un petit exemple parmis des milliers :

 

 

Je quitte le Japon jeudi 4 juin, les prochaines nouvelles probablement la veille.

Sayonara !



Publié à 10:27, le 25/05/2009, dans 08 Japon, Ōsaka
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16/05/2009

Bilan - Malaisie

La Malaisie est un cas exemplaire de cohabitation entre cultures. Malais, Chinois et Indiens vivent ensemble d'une façon étonnamment naturelle. C'est toujours surprenant de voir une femme en sari et une femme voilée côte à côte dans un bus, mais ici tout se passe bien. L'ambiance bon enfant qui règne partout n'incite vraiment pas à la mésentente. Je sais que je dis ça à chaque fois mais les Malaysiens sont incroyablement gentils. Pour l'instant je les placerais premiers égalité avec les laotiens.

Le pays offre un pannel exceptionnel de paysages différents. De la jungle aux plages de sable blanc, en passant par Kuala Lumpur et ses building modernes... On peut voir tout ça presque sur la journée grace à sa taille modérée, et à ses bus luxueux (3 sièges en largeur et de la place pour les jambes, le rêve !)

Je quitte avec regret ce petit bout de continent appelé Asie du Sud Est, dans lequel je me sentais si bien. En même temps, je commence à avoir envie de changement et je ne suis pas mécontent de mettre le cap sur des pays très différents. Direction le Japon, puis l'Amérique du Sud !

Et voilà la petite carte qui va bien ...



Publié à 10:51, le 16/05/2009, dans 07 Malaisie, Singapour
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16/05/2009

Derniers jours sur le sable fin, et direction Singapour

J'ai passé 3 jours sur Pulau Tioman, à profiter au maximum de mon 9e et dernier séjour sur une île paradisiaque depuis février... (Koh Samet, Koh Samui, Koh Phangan, Koh Nang Yuan, Koh Tao, Koh Phi Phi, Phuket, Pulau Perhentian, Pulau Tioman, le compte y est !). Une fois de plus, le temps se partage entre la plage ...
 
 
 
 
et la plongée. Un peu moins de poissons ici mais des coraux encore plus impressionnants...
 
  
 
 
Ca y est, je crois que cette fois j'ai mon compte, je peux quitter la plage sans regrets !

Mercredi, j'ai pris le bus pour quitter la Malaisie direction Singapour.
Singapour est à la fois une ville, un pays et une île, à l'extrême sud de la péninsule malaisienne.
Ici, comme en Malaisie, les cultures malaise, chinoise et indienne sont omniprésentes, mais on y ajoute une invitée : la culture occidentale. Beaucoup d'expatriés travaillent dans le quartier des affaires. Ancien bastion britanique, Singapour est aujourd'hui réputé pour l'ordre et la propreté qui règnent dans ses rues. La raison est très simple, de lourdes amendes sont distribuées pour un oui pour un non. Quelques exemples : jeter un mégot dans la rue : 250 euros, jeter des détritus : 500 euros minimum, traverser hors d'un passage piéton : 25 euros, attention, le pire : macher du chewing gum dans un lieu public ... 5000 euros ! (Ne me demandez pas pourquoi...). Il y a des panneaux partout pour nous rappeler ce qui est interdit, et il paraît qu'il y a des flics partout en civil. De quoi devenir parano !


On peut lire dans le lonely planet que Singapour est « une cité où les trains sans graffitis sont toujours à l'heure, où les embouteillages sont inexistants et où les gens sont propres et avenants. » Certains n'aiment pas cet environnement « aseptisé », moi je trouve ça fascinant ! Une seule chose m'agace profondément : être obligé d'attendre le petit bonhome vert pour traverser. J'ai vu assez peu de feux rouges depuis 5 mois, mais alors des feux rouges qu'on doit respecter en tant que piéton, encore moins !

Je me suis d'abord promené dans le quartier des affaires, où aux pieds des gratte-ciel, on trouve partout des petits carrés de pelouse, et en bonus plein de de cocotiers (on n'est pas à 100 km de l'équateur pour rien !)



Ca c'est le « Merlion », mi lion, mi poisson, emblème de Singapour. Pas ultra viril le méchant lion...


L'activité principale des habitants est le shopping. Un peu comme Hong Kong, Singapour est un petit paradis pour le consommateur. On pourrait passer plusieurs journées à arpenter ses dizaines de centres commerciaux. Dommage que je n'ai pas vraiment besoin de quoi que ce soit...

Singapour aussi possède son quartier « Chinatown ».


Il est juste un peu plus propre et un peu moins grouillant que celui de Kuala Lumpur !
De très beaux temples chinois...


... côtoient les buildings du quartier d'affaires voisin :


Ce matin, direction le zoo de Singapour, un des plus beaux du monde paraît-il. Effectivement, c'était assez impressionnant. Le zoo est immense et ne contient aucune cage, tous les animaux sont séparés des visiteurs par des obstacles naturels (cours d'eau, végétation...). Evidemment, girafes, lions, éléphants et zèbres sont de la partie... Mais mes préférés étaient les ours polaires (par cette chaleur...), les tigres blancs,


et les kangourous :)


Je prends ce soir un vol de nuit pour Tokyo, et je rejoins Romain à Osaka aussitôt. En route pour de nouvelles aventures !!

Publié à 10:37, le 16/05/2009, dans 07 Malaisie, Singapour
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7/05/2009

Kuala Lumpur et ses alentours...

Kuala Lumpur, c'est un bien étrange mélange entre des gratte-ciel ultra-modernes en bas desquels passent des voies rapides infranchissables qui découpent la ville, et des quartiers très vivants comme China Town ou Little India, avec trottoirs défoncés et fumées venant des restos de rue. Ici, plus encore qu'ailleurs en Malaisie, cohabitent les 3 principaux peuples du pays : Malais (musulmans), Chinois et Indiens. (Il faut savoir que Chinois + Indiens représentent un tiers de la population du pays).

Kuala Lumpur, ce sont des immenses centres commerciaux, un peu à la Hong Kong ou Bangkok,

 

 

dans lesquels on se rend en « monorail »

 

 

Mais s'il faut symboliser Kuala Lumpur avec une seule chose, c'est bien sur les tours Petronas, qui étaient il y a quelques années encore les plus hautes du monde avec pas moins de 452m. Elles sont devenues le symbole du développement récent de la Malaisie.

 

 

 

  

Je ne vous apprends pas que ce genre de gratte-ciel m'impressionne beaucoup... En plus, j'ai encore eu une occasion de sauter à l'élast... non je rigole.

On ne peut pas monter tout en haut mais juste dans le « skybridge » à environ une tiers de la hauteur. Pour une vue panoramique sur la ville, je me suis donc plutôt tourné vers la tour Menara KL, une tour de télécommunications voisine qui fait quand même 421m...

C'est celle là, dans la vitre

 

    

Et voilà la vue d'en haut sur KL (prononcez « key el », of course), et les tours Petronas

 

 

Je suis bien content d'avoir eu l'occasion de me promener dans le quartier indien et de regouter quelques spécialités qui ma manquaient pas mal... Incroyable comme on replonge vite dans l'ambiance !


Et puis je me suis offert une petite séance de cinéma, je suis allé voir un film d'horreur thailandais (!) qui s'appelle « comming soon ». Etonnamment, pas mal du tout. Le truc assez génant, c'est qu'il était en VO (thaï) avec 3 sous-titrages : malais, chinois et anglais !! On s'y pert un peu et l'écran est parfois à moitié couvert de texte, mais ça va on s'en sort !

 

Nous sommes partis mardi avec Michel et Debbie (un autre couple de hollandais, rencontrés pendant notre soit disant safari à Taman Negara) pour Kuala Selangor (suite aux conseils de Martine !), où on peut admirer une colonie de lucioles sur les bords de la rivière Sungei Selangor. C'est vraiment impressionnant : on monte dans un petit bateau, sans emmener aucune lumière et sans faire de bruit, et on découvre que tous les arbres qui longent la rivières comprennent des centaines de petites ampoules qui clignotent.

On se pose focrément plein de questions : J'ai loupé quelque chose, c'est déjà Noël ? Ou quelqu'un a glissé de la drogue dans mon Nasi Goreng ? Mais non ce sont bien des lucioles. Assez fluffant. Malheureusement les photos ne rendent rien du tout.

 

A Kuala Selangor, on s'est aussi baladé dans les mangroves qui bordent le détroit de Malacca. Ces mangroves débordent de vie animale. Voilà par exemple un gros lezard (je ne connais pas le nom précis) d'un bon mètre qui passait près de nous...


 

Le lendemain, direction la ville de Malacca, toujours avec les hollandais. Malacca est une ville historique qui fait la fierté de la Malaisie. Elle a été le plus grand port marchant d'Asie du Sud est il y a quelques siècles, et elle permet aujourd'hui d'admirer un étonnant pannel de cultures : une architecture portugaise et hollandaise, des mosquées islamiques, des temples bouddhistes, taoïstes et hindous... Il est vraiment étonnant d'entendre la prière musulmane résonner jusque dans les temples chinois.

 

 

Ca m'impressionne beaucoup de voir autant de cultures cohabiter sans aucun problème.

Mais la ville a beau être interessante, j'avoue que je suis un peu las d'architecture, et que les belles plages me manquent ! Demain, je prends le bus pour Pulau Tioman, une île de la côte est. Je vraiment envie de replonger un peu !!

Et dans une bonne semaine je décolle de Singapour pour... Tokyo :)



Publié à 01:51, le 7/05/2009, dans 07 Malaisie, Malacca
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2/05/2009

Les îles Perhentian

Ca y est, j'ai trouvé mon île et ma plage préférée !

Coral Bay, sur l'île de Kecil, est le parfait mix entre calme absolu, sable blanc et cocotiers, eaux transparentes, et juste ce qu'il faut pour ne pas s'ennuyer : un bon club de plongée pas cher !


Petit aperçu :

 

J'y suis resté quatre jours avec Niek et Marjet, un couple de hollandais rencontré dans le bateau, avec qui je n'ai raté aucun repas à marée haute, les pieds dans l'eau ..

 

 

et aucun coucher de soleil ...

 

 

En plus de ça, 4 plongées dans des eaux encore plus poissonneuses que Koh Tao, c'est dire...

 

Quelques petits exemples :

 

 

 

et pour se croire encore plus dans le monde de Némo, voilà des petits poissons clowns

 

  

Si je n'avais pas la Malaisie à visiter après ça (quelle corvée :-) ) j'y serai bien resté quelques ... semaines de plus !

 

Vendredi je suis parti avec Niek et Marjet pour 7 heures de bus, direction Taman Negara, premier parc national malaysien abritant une jungle parmis les plus anciennes au monde (130 millions d'années, quand même...). J'étais très excité à l'idée de rencontrer les insectes surdimensionnés qui font sa réputation, ses arbres millénaires, ses cours d'eau et cascades, et son peuple aborigène... J'étais vraiment motivé pour un petit trek avec nuit dans la jungle, dans un poste d'observation dans les arbres, et voilà qu'à notre arrivée, tout tombe à l'eau :

Vendredi, on était le 1er mai, et ici aussi en Malaisie c'est la fête du travail, ici aussi c'est un week end prolongé, et nous ne sommes pas les seuls à avoir eu l'idée d'aller visiter la jungle ce week end... Du coup pas un seul logement de libre (même pas une place en dortoir) dans la vile de Kuala Tahan, qui est l'entrée du parc.

En guise de consolation, on a quand même opté pour un « safari nocturne », en se disant qu'on aura quand même l'occasion de voir la jungle. On s'installe à l'arrière du pik up, et la première chose que nous dit le guide est « bon il n'y a pas de route dans la jungle alors on va rester à la lisière ». Enième déception.

Au final on a aperçu au total (liste véridique) 3 oiseaux, 1 araignée, 1 chat et quelques vaches. Super ma rencontre avec la jungle !

 

On est reparti tard le soir en taxi pour Jerantut où on a trouvé un lit, et ce matin, j'ai sauté dans un bus pour une autre ville que j'attends depuis longtemps : Kuala Lumpur. Ici pour trouver un logement abordable c'est direction les dortoirs, très répandus dans les hôtels. Je fais ma première ballade à pieds dans ... 10mn.



Publié à 11:11, le 2/05/2009, dans 07 Malaisie, Kuala Lumpur
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27/04/2009

Bilan - sud de la Thailande

Je pense que je n'ai pas grand chose à ajouter à tout ce que j'ai déjà dit... Les plages du sud du pays sont souvent dignes des plus belles cartes postales, j'ai revu des amis et ma famille, j'ai enfin appris à plonger, enfin je suis totalement ressourcé et prêt à attaquer les 3 derniers mois de mon voyage !

L'ensemble du trajet en Thailande, en février et en avril :


Publié à 01:28, le 27/04/2009, dans 04 Thailande, Pulau Perhentian Kecil
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27/04/2009

Parenthèse familiale

Super semaine en famille, qui a commencé à Koh Phi Phi, une des plus belles îles de Thailande. Je vous présente ma petite famille...
 
 
Quelques jours dans un hôtel très classe où on passe son temps entre faire des longueurs dans la piscine,
 
lézarder sur la plage privée à l'eau turquoise,
 
aller chercher un masque et un tuba pour quelques séances de snorkling,
 
et admirer le coucher de soleil depuis le sunset bar
 
Bien sur quelques excursions, dont une vers « Koh Phi Phi Leh », l'île inhabitée où a été tourné le film « la plage ». Ca fait rêver hein ? Vous reconnaissez « Maya bay », devenue mythique depuis ce film ?
 
 
Le moyen de transport local, le « long tail boat »
 
Et voilà un des nombreux habitants de la « monkey bay » qui rêvait de s'offrir un morceau de notre pic nic ...
  
En milieu de semaine, cap vers Phuket, plus bétonnée mais, forcément, plus animée. Entre deux séances de shopping on est allé faire un tour dans le parc national maritime de Phang Nga, dont les énormes blocs de calcaire rappellent étonnamment la baie d'Halong.
 
 
L'une de ces îles a été surnommée « l'île de James Bond » depuis le tournage de l'homme au pistolet d'or.
C'est celle là, juste là :
 
 
Dernière excursion : sur l'île de Raya. Raya, ses belles plages, ses poissons multicolores,
 
   
 
mais aussi ses perroquets multicolores
 
Dimanche soir, à nouveau seul, j'ai sauté dans un bus de nuit pour la frontière malaisienne, j'ai passé la frontière ce matin et me voilà aujourd'hui sur Kecil, une des deux « îles Perhentian », au nord est du pays. Pas trop dépaysé pour l'instant, les îles Perhentian sont réputées pour leurs plages de sable blanc et leurs eaux transparentes idéales pour la plongée ! Je m'offre quelques jours de rab dans l'eau tiède et après c'est promis, je visite un peu le pays !

Publié à 01:19, le 27/04/2009, dans 04 Thailande, Pulau Perhentian Kecil
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17/04/2009

Pendant ce temps, sous l'eau...

Lundi matin, j'accompagne Nico et Laurianne jusqu'à leur bateau direction l'aéroport de Koh Samui. Lundi midi, je m'inscrit à 4 jours de cours de plongée à Koh Tao pour passer mon « open water ». Lundi 13h30, premier cours théorique.


L'open water ? C'est quoi ça ?

C'est une certification délivrée par PADI (plus grande organisation internationale de formation à la plongée sous-marine) qui autorise par la suite la plongée de façon autonome (toujours avec un binôme) à une profondeur de 18m.

Le stage se déroule en 4 jours :

  • jour 1 : cours théoriques

  • jour 2 : cours en piscine + théoriques + test d'évaluation

  • jour 3 : deux plongées en mer à 12m

  • jour 4 : deux plongées en mer à 18m


Lundi je me suis donc farci quelques heures de « flottabilité neutre», « profondeur/pression/volume/densité », « efficacité respiratoire maximale », et autres « symptômes de la narcose à l'azote ».

Vous en reprendrez bien une louche ? « Communication en immersion », « décompression d'urgence », « hyperventilation », « surpression pulmonaire »... Faut être motivé !


Mardi matin, on file vers la piscine pour mettre tout ça en application. On nous apprend des trucs qui peuvent être bien utile une fois en mer du genre vider l'eau dans le masque tout en restant sous l'eau, utiliser le détendeur de secours (le truc qu'on met dans la bouche pour respirer) de quelqu'un d'autre si on est en panne d'air... Le problème numéro 1 en plongée est qu'une fois à 18m de fond, on ne peut pas remonter rapidement (le corps ne supporterait pas la différence de pression), donc il faut savoir gérer tous les problèmes en restant sous l'eau.

J'ai fait une plongée l'été dernier en Indonésie, j'avais eu un aperçu de tout ça mais cette fois c'est sacrément plus approfondi ! Au final ça me rappelle un peu la formation au parachutisme... Apprendre à faire face à tous les dangers possibles avant de se lancer.


Mardi après-midi, c'est reparti pour une autre partie théorique donc je vais vous épargner les détails, qui s'est terminée par un petit test.


C'est donc parti mercredi pour les deux premières plongées. Attention tenez vous bien : température de l'air : 30 degrés, température de l'eau : 30 degrés.

Je n'avais pas le droit de prendre mon appareil photo pendant le stage (je me suis rattrapé ensuite !), de toute façon, pas beaucoup de coraux pour le coup, mais plutôt les mêmes exercices qu'en piscine, appliqués dans le grand bain. Mais bon, le plaisir de se retrouver au fond de la mer et de respirer tranquillement, c'est vraiment excellent.


Le lendemain, deux nouvelles plongées un peu plus profondes, cette fois un peu moins d'exercices et plus de temps pour admirer les bancs de poissons qui nous frôlent sans faire attention à nous, les coraux multicolores, sans oublier la surface de l'eau qui paraît très, très loin...


Ca y est, le stage est terminé, sur les 7 stagiaires de mon groupe, 5 sont allés jusqu'au bout (certains ne se sentaient vraiment pas à l'aise et ont préféré arrêter). L'open water en poche, ce n'est surtout pas le moment d'arrêter de plonger ! Il me restait deux jours à Koh Tao, je me suis donc offert deux nouvelles séries de deux plongées. Cette fois sans instructeur qui nous demande toutes les 2 minutes de faire des exercices, cette fois c'est juste enjoy ! Des quantités incroyables de poissons de toutes tailles et couleurs, et en plus, appareil photo autorisé... Forcément j'ai mitraillé !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   


Et là c'est moi...

     

Pas du tout déçu, je veux apprendre la plongée depuis que j'ai 8 ans ! Forcément j'avais très très hate, j'en ai pris plein les yeux... Enfin semaine de fou quoi...

En plus de ça la saison sèche semble être revenue, il n'est pas tombé une goutte depuis presque une semaine.


Une dernière photo pour vous montrer que Koh Tao est une île très sympa aussi hors de l'eau !

  

Demain, 3 heures de bateau pour revenir sur le continent, puis 8 heures de bus direction les îles de la côte ouest où je retrouve papa, maman et Sylvain. Au programme, 4 jours à Koh Phi Phi puis 3 jours à Phuket. Ils repartent dimanche prochain. Les vacances continuent !



Publié à 09:25, le 17/04/2009, dans 04 Thailande, Ko Tao
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12/04/2009

La Thaïlande entre amis

Bonjour ami(e)s des coins du monde. Je suis Nicolas un ami de Florent et je vais permettre à ce dernier de faire une petite pause dans la narration de ses aventures et le remplacer pour les 9 jours que nous avons passé sur diverses îles du golfe de Thaïlande. Afin de ne pas alourdir le récit de ma prose indigeste je vous épargnerai -bande de veinards- (ma famille y aura droit à mon retour) la description du trajet pour arriver en Thaïlande et commencer par nos retrouvailles avec Florent à l'Aeroport de Koh Samui.

 

Pour commencer, le fait que notre routard ne se soit pas rasé depuis plus de 60 jours nous a d'abord fait croire à Laurianne et moi qu'une antique créature apparentée au Yéti avait décidé de s'offrir un plat exotique à base de touristes français. Après que tout malentendu soit dissipé, nous avons rejoins tous les trois notre hôtel, qui comme l'a déjà précisé Florent est vraiment superbe. Histoire de se mettre dans le bain nous avons d'ailleurs tout de suite étrenné la piscine.

 

   

Puis nous avons foncé sur la plage de Hat Bo Phut, magnifique et très calme, et même si l'eau n'est pas aussi bleue que ce que les cartes postales montrent, là on s'est senti en vacances. D'autant plus que la pluie qui avait bombardé Koh Samui les jours précédents notre arrivée s'est tue. Autre bonne nouvelle : Florent s'est enfin rasé barbe et moustache (pour des raisons pratiques: impossible de fermer hermétiquement le masque pour aller sous l'eau).

 

Le lendemain après avoir profité des plaisirs de la côte nous avons loué des scooters pour faire le tour des sites sympas de Koh Samui. Je tiens à préciser que mes parents n'ont jamais voulu que je conduise un scooter considérant que c'était « trop dangereux », c'est donc à la fois le plaisir de la découverte et celui d'exterminer une vieille rancoeur adolescente qui guida ma noble machine vers des endroits aussi dépaysants que le Grand Bouddha doré et divers temples bouddhistes.

 

 

 

   

Pour notre dernier jour à Koh Samui nous nous sommes rendus à une excursion avec plusieurs activités : une ballade à dos d'éléphants, une autre pour rejoindre une cascade en pleine jungle ...

 

   

...et des shows divers (éléphant footballeurs, singes cueilleurs de noix de coco, combat de boxe thaï). Comment dire... Disons que c'était très touristique avec tout ce que ça implique comme refuser de payer une photo de nous à dos d'éléphant pour le prix d'une nuit d'hôtel (quasi-véridique). Même si tout n'était pas à jeter, ça fait parfois mal d'être considéré comme un touriste idiot qui ne se contente que de spectacle « faussement typique », mais bon j'ai pu accomplir un de mes rêves d'enfant en tenant la main d'un singe (le Florent non rasé de notre arrivée ne comptant que pour un « presque singe »).

 

 

Puis notre petit groupe a pris le bateau mardi pour Koh Phangan où se déroule une fois par mois la « Full Moon Party », une énorme fête ou la jeunesse dépravée du monde entier se donne rendez vos afin de  faire les fous et boire de grande quantités d'alcool (un peu comme au G-8, mais en plus djeun's). A première vue, Koh Phangan est une île aussi touristique que Koh Samui mais bien plus orientée vers les jeunes. La moyenne d'âge du touriste doit atteindre 25 ans à tout casser ce qui influe sur les activités locales. D'ailleurs à part un peu de shopping et quelques descentes dans l'un des nombreux bars de la ville ...

 

  

... notre principale activité s'est déroulée hors de l'île :

 

La veille de la Full Moon nous nous sommes offerts une mini croisière au large de Koh Tao, une île fortement réputé pour la clarté de son eau et ses paysages paradisiaques. Au programme : visite des fonds marins à l'aide d'un masque et d'un tuba puis après midi libre sur la petite île de Koh Nanguyan. Inutile de passer par quatre chemins (qui mènent de tous a Rome en plus...), c'était fabuleux et je pense que les photos parlent d'elles mêmes. Vous pouvez noter ici que le nouvel appareil photo avec caisson étanche de Florent a parfaitement réussi son baptème de l'eau.

 

 

 

 

 

 

 

 

Se baigner dans une eau si claire remplie de poissons magnifiques est une expérience formidable. Quant à notre passage sur Koh Nanguyan, il nous a tellement plu que nous avons décidé d'y revenir après la full moon pour passer nos deux derniers jours sur place.

 

Puis vint le grand jour : la Full Moon Party. Nous étions un peu craintifs au départ puisque nous avons essuyé la veille la première averse d'une longue série qui a continué jusqu'en début de soirée. A cela s'est ajouté de nombreuses coupures de courant quelques heures à peine avant le début des hostilités. Heureusement dès 22h30 tout est rentré dans l'ordre et nous nous sommes rendus sur la Sunrise Beach. Et là ce fut indescriptible, avec ou sans photo (de toute façon comme on tient à nos appareils photo ce sera sans) il est très dur de décrire à quel point c'était démentiel : imaginez une plage remplie de milliers de personnes peinturlurées et décorées d'accessoires fluos en train de danser alors que des jongleurs usent de cordes enflammées, le tout les pieds dans l'eau et dans une ambiance très bon enfant . Franchement même pour moi qui ne suis pas fan de raves ou de boites de nuits ça été super fun. Pour infos à 9h00 le lendemain matin on pouvait encore trouver des irréductibles fétards en train de danser sur le sable humide.

 

A peine remis de nos émotions nous avons fait cap sur Koh Nanguyan pour passer nos derniers jours ensemble (séquence émotion, musique mélancolique). Arrivés en début d'après midi sur l'île nous avons découvert avec joie que notre chambre nous offrait une vue assez remarquable :

 

  

Nous avons tous les trois profité au maximum des possibilités de notre petit coin de paradis : farniente, plongées, baignades et ballades diverses...

 

 

 

 

 

 

  

Alors que le soleil se lève sur Koh Nanguyan, Laurianne et moi nous apprêtons a reprendre la route du retour, heureux de nos retrouvailles avec Florent et des souvenirs merveilleux que nous garderons du Golfe de Thaïlande.

 

« Laa Kàawn Khrap ».

 

Note de Florent :

Quant à moi je file vers Koh Tao pour une petite semaine de plongée !!



Publié à 06:27, le 12/04/2009, dans 04 Thailande, Ko Tao
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3/04/2009

Back to Thailand

Petite semaine de transition qui a commencé avec cette phrase :

« Mesdames et monsieurs nous allons atterrir à l'aéroport de Bangkok. Il est 21h15 heure locale, et la température extérieure est de 30 degrés. »

Sympa ce vol avec Air France, avec des hôtesses qui parlent français... Ca fait bizarre !

J'ai donc retrouvé Bangkok lundi soir, un peu plus chaude encore je ne l'avais quittée au mois de février... J'ai passé deux jours à y faire du shopping, le plus gros achat étant un appareil photo + boîtier étanche, pour mes futures plongées. Le boîtier étanche pour mon Canon Ixus 40 étant introuvable, je l'ai remercié pour ses bons et loyaux services et je me suis laissé tenter par le Ixus 85 IS et ses 10 millions de pixels, qui me suivra donc partout maintenant, jusque dans les eaux transparentes des îles thaïlandaises. (J'espère que tout fonctionnera bien pour pouvoir vous en faire profiter !)

 

Voilà le petit joujou avec et sans son boîtier

 

   

J'ai passé la soirée de mardi avec Andrew avec qui j'avais passé 15 jours au Laos. Il est maintenant étudiant pour quelques mois à Bangkok. Très étrange de se revoir dans cette jungle urbaine alors qu'on s'était quitté à Don Det, un petit paradis au milieu du Mékong...

 

Bus de nuit mercredi soir puis bateau jeudi matin et me voilà arrivé sur l'île de Koh Samui, 2 jours avant Nico et Laurianne. Je n'ai pas réussi à réserver d'hôtel pour nous 3, alors j'ai voulu aller sur place pour trouver quelque chose de sympa avant leur arrivée. J'ai été très décu par la plage de Hat Chaweng où je pensais réserver un hôtel mais j'ai trouvé Hat Bo Phut plus an nord qui est magnifique... On sera dans des superbes chambres, dont la terrasse donne sur la piscine de l'hôtel... Et tout ça pour pas très cher !

Petit problème par contre : il pleut !! Je savais qu'en avril le risque de pluie existait  (la vraie saison des pluies commence plutôt en mai-juin) mais j'espérais passer entre les gouttes... Raté ! Aujourd'hui comme hier, un très beau soleil et des pluies diluviennes n'arrêtent pas de s'alterner. On verra bien pour la suite, ça a intérêt à s'arranger !!

 

J'inaugure mon nouvel appareil photo avec quelques plages de Koh Samui...

 

 

 

 

Enfin ça c'est quand il ne pleut pas ! Parce que sinon il n'y a qu'à rester sur une terrasse de café et ça donne à peu près ça...

 

 

Mes deux amis lillois arrivent demain, et après quelques jours à Koh Samui on prévoit d'aller à Koh Phangan, entre autres pour la full moon party, « une des plus grosses teufs au monde » ! On sera à 3 jusque dimanche prochain.

 

Yesssssssssss



Publié à 03:06, le 3/04/2009, dans 04 Thailande, Koh Samui
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